Simon, Anna, les lunes et les soleils

Simon Anna les lunes et les soleilsSimon se retrouve seul, bouleversé.

Elle est partie, après des années de vie commune, elle, que Simon n’appelle plus que la déserteuse, car il est à la fois blessé, amer et pudique. Mais les premiers jours de stupeur passés, Simon décide de partir en vacances, seul, parce que rien ne le retient, parce que la vie qu’il mène depuis le départ de la déserteuse n’est pas une solution.

Simon choisit de se rendre dans les Vosges, d’où il garde des souvenirs tendres de vacances en famille, quand il était enfant. Et parce que la déserteuse n’aimait pas les Vosges. Elle n’aimait rien de ce qu’il aimait d’ailleurs ! Il entreprend de longues marches, pour se reposer, prendre le temps, se couper des écrans qui ne lui apportent jamais de nouvelles d’elle.

L’hôtel est désert, mais, Odile, la jeune patronne, l’accueille avec discrétion et chaleur. Une autre cliente est là, seule également, venue vider la maison de sa mère décédée depuis peu : Anna n’est pas bavarde, mais Simon et elle vont tout de même faire connaissance, et Anna, peu à peu, raconte son histoire, douloureuse, celle d’une mère et de sa petite fille, qui ont vécu seules ici, il y a déjà longtemps.

La compagnie d’Anna est salutaire pour Simon, celle d’Odile également. Et le roman se déroule ainsi, calmement, dans cette atmosphère douce et rassurante. Au début, je me suis demandée qui d’Anna ou d’Odile, Simon allait choisir. Mais la question n’est pas là. Le roman prend une autre direction et l’auteur nous réserve une surprise.

Simon et Anna ont beaucoup en commun, bien qu’ils aient vécu une enfance très différente. J’ai beaucoup aimé le personnage de Simon, très attachant, d’abord ivre de douleur, puis qui rebondit très vite, en s’appuyant sur la force intérieure qu’il puise dans les souvenirs d’une enfance heureuse, puis en s’intéressant à Anna et à sa souffrance. Le thème des relations familiales est central et prend bien vite le pas sur celui de l’amour et de la rupture. L’écriture de Verena Hanf est à l’image du roman, douce et pudique. Il s’agit ici du deuxième roman de cet auteur qui vient d’être publié par les Editions Castor Astral, au sein de la collection Escale des lettres que dirige Francis Dannemark. Une belle découverte que je vous recommande.

 

L’auteur (extrait de la quatrième de couverture): Verena Hanf est née en 1971 à Freiburg (Allemagne) d’un père allemand et d’une mère égypto-libanaise. Elle a fait des études de sociologie, de politique et de journalisme en Belgique, en Angleterre et en Allemagne et est aujourd’hui rédactrice dans une association qui soutient des projets pour les enfants dans des pays en voie de développement. Elle vit à  Bruxelles.

 

Simon, Anna, les lunes et les soleils, Verena Hanf, collection Escales des lettres, Le Castor Astral, Août 2014, 150p.

 

 

 

 

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