Le liseur du 6h27

Le liseur du 6h27

Guylain Vignolles est un jeune homme plutôt sympathique, mais qui souffre de ce qu’il considère comme deux véritables handicaps : un nom qui prête à la contrepèterie et un travail ennuyeux dont il n’est pas fier et qui n’a qu’un rapport lointain avec les livres. C’est d’ailleurs pour rendre ce travail plus acceptable qu’il a pris l’habitude chaque matin, dans le RER de 6h27, de lire tout haut quelques feuillets récupérés par hasard au pied de la broyeuse de livres qui attriste son quotidien.

Guylain Vignolles est apprécié de quelques collègues, un gardien qui ne s’exprime qu’en alexandrins et un ouvrier aux jambes broyées qu’il essaie d’aider en recherchant tous les exemplaires d’un livre pour le moins particulier. Mais il n’a pas d’autre ami et vit seul en compagnie de Rouget de Lisle, peu loquace dans son bocal. Malgré cette existence peu enviable, Guylian, très humain, a le sens du bonheur et devrait donc trouver le sien à la fin de l’histoire.

C’est principalement l’originalité des personnages, à la fois improbables et communs, qui m’a plu dans « Le liseur du 6h27 ». L’auteur a su faire du récit d’une vie banale, qui se déroule dans le quotidien sans poésie d’une usine et d’un centre commercial, un joli conte moderne avec des personnages simples, mais que leur passion pour la lecture et l’écriture sauve et rapproche. Un concentré d’optimisme.

 

Le liseur du 6h27, Jean-Paul Didierlaurent, Editions Au diable vauvert, Vauvert, 2014, 218 p.

 

 

 

 

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