Elle, par bonheur, et toujours nue, Guy Goffette

Elle par bonheur et toujours nueLa littérature et la peinture sont unies par des liens très étroits. Elles ont souvent subi les mêmes influences et se sont également interrogées l’une sur l’autre, que ce soit de façon théorique ou au travers de la fiction, en prenant pour personnage l’artiste peintre ou encore son modèle. C’est précisément la relation entre le peintre et son modèle, souvent complexe, qui est au centre du très beau livre de Guy Goffette, « Elle, par bonheur, et toujours nue ».

L’auteur y raconte la rencontre entre le peintre Pierre Bonnard et celle qui deviendra son modèle, puis sa compagne et enfin sa femme, Marthe. Il nous livre ainsi une biographie du peintre, non linéaire, en procédant par petites touches, par chapitres courts réunis dans des parties thématiques. Guy Goffette évoque aussi le mouvement des Nabis auquel appartenait Pierre Bonnard…

« Elle, par bonheur, et toujours nue » n’est pas un livre que l’on peut résumer. Il est composé de textes poétiques d’une grande beauté, qui prennent la forme d’une biographie fictive pour nous parler de la création artistique et pour célébrer Marthe, et au travers du modèle qu’elle est, pour célébrer la Femme et l’Amour, tout simplement. Une très belle lecture !

 

Elle, par bonheur, et toujours nue, Guy Goffette, Folio N°3671, mars 2006, 156 p.

 

Les avis des autres participants à la lecture commune Guy Goffette :

-Verlaine d’ardoise et de pluie, et L’autre Verlaine, chez Mina. Verlaine, d’ardoise et de pluie, de Nadège chez Anne.

-Elle, par bonheur, et toujours nue, chez La petite marchande de prose

-Une enfance lingère, chez Martine et chez Thé et livres, de Nadège chez Anne,

-Un été autour du cou, chez Ellettres.

-Geronimo a mal au dos, de Nadège chez Anne.

 

 

Livre lu dans le cadre du mois belge chez Anne et Mina, LC Guy Goffette.

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16 réflexions sur “Elle, par bonheur, et toujours nue, Guy Goffette

  1. J’ai lu quelques pages, pour ce rendez-vous justement, et laissé tomber : le style ne me convenait pas du tout. Dommage car les avis sont très bons! Je ne suis déjà pas familiarisée avec l’art…

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  2. J’adore le titre de ce livre, je le trouve très flamboyant, ce qui convient bien à Bonnard. Je me tâte de lire celui-là pour découvrir un peu ce peintre.

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    • Oui le titre et le tableau de Bonnard, tout est parfait ! Le livre de Goffette est très poétique et mélange un peu les genres. Du coup, c’est vrai que, peut-être, on reste un peu sur sa faim côté biographie, mais ce n’est pas ce qu’il a voulu faire de toute façon…

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  3. Pingback: Guy Goffette, Un été autour du cou – Ellettres

  4. Tu sembles plus enthousiaste que moi ! Pour ma part, j’ai vraiment beaucoup aimé le début et puis, petit à petit, mon engouement est un peu retombé… Même si c’est évidemment très beau et sensible, je crois qu’il y a quelque chose qui me manque dans l’écriture de Goffette…

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    • C’est une lecture exigeante et comme on découvre la vie de Bonnard, on a presque envie que l’auteur continue dans la biographie, de façon plus fluide. Une biographie de Bonnard, comme en fait Sophie Chauveau, serait intéressante !

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  5. Pingback: Le Mois belge, Saison 3 : le récap’ |

    • Oui, cela donne envie d’aller voir les œuvres de Bonnard que l’on connaît peu.
      Mais non, tu n’es pas en retard ! Avec toute l’organisation du mois belge, cela ne doit pas être facile. Et puis, je trouve bien que les billets, et les commentaires, arrivent petit à petit. Quand tout sort en même temps, on ne sait plus par où commencer 🙂 !

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  6. J’ai l’impression que l’esthétique de Goffette se dessine vraiment à travers tous les billets à son sujet, notamment ces évocations « par touches », plutôt que linéaires et exhaustives. Je suis totalement sous le charme de son écriture poétique et poursuivrais bien avec ce si joli titre que tu nous encourages à lire.

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    • Son évocation de Bonnard est assez impressionniste en effet. Je suis sous le charme également avec toutefois, le petit bémol qu’a bien souligné Lili : le texte est parfois inégal, il perd de sa force poétique à la fin quand l’auteur entre dans des considérations terre-à-terre, qui sont à mon avis inutiles.

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