Eh bien, dansons maintenant !

eh bien dansons maintenantDans une interview réalisée il y a presque un an, en juin 2015, l’auteure belge Karine Lambert nous confiait que son deuxième roman était en cours d’écriture et qu’il s’agissait d’une histoire d’amour. C’est en effet une belle histoire entre Marguerite et Marcel que l’auteure de « L’immeuble des femmes qui ont renoncé aux hommes » nous invite à découvrir dans « Eh bien, dansons maintenant » qui vient de paraître aux éditions JC Lattès.

Certes, le roman s’ouvre sur un moment douloureux, puisque Maguy enterre son mari, le très guindé Henri Delorme, notaire au caractère plus que prévisible, impeccable en toute circonstance, et qui a toujours tout imposé à sa femme : son chignon tiré à quatre épingles, le prénom de leur fils unique, le vouvoiement et jusqu’à l’interdiction de faire la vaisselle au motif que cela risquait de lui abîmer les mains. Tout n’était donc pas négatif, et Henri semblait aimer sa femme à sa façon, il est vrai bien peu réjouissante !

Dès le second chapitre, nous faisons connaissance avec Marcel Guedj, un pied noir au caractère jovial et optimiste, ayant quitté l’Algérie précipitamment en 1954 pour s’installer dans un appartement froid et gris à Vincennes. Un déracinement douloureux survenu à l’adolescence, heureusement adouci par la présence de Nora, la fille d’une famille amie qui avait également fui l’Algérie.

Je ne dévoilerai rien si je précise que Marguerite et Marcel vont se rencontrer, car cela est tout de suite évident, bien que les circonstances soient peu favorables à cette rencontre, notamment parce que Marcel a fini par épouser Nora avec qui il file le parfait amour depuis plusieurs décennies. Et pourtant…

Marguerite, d’abord désorientée plus qu’attristée par son deuil, doit apprendre à vivre seule. Quant à Marcel, il va connaître des moments difficiles. Mais tout n’est pas perdu, la chance tourne et il est toujours temps de profiter de la vie, même lorsque l’âge apporte son lot de douleurs, freinant les possibilités de chacun.

Karine Lambert poursuit dans la veine de la littérature « feel-good » et signe là un joli roman, plein de tendresse et d’espoir. Elle nous montre que l’amour n’a pas d’âge et que, même fragile et incertain, il peut nous apporter le bonheur simple et tendre auquel finalement, nous aspirons tous.

 

Eh bien, dansons maintenant, Karine Lambert, JC Lattès, Paris, mai 2016, 282 p.

 

Un grand merci à Karine Lambert et aux Editions JC Lattès, pour m’avoir fait parvenir ce roman !

 

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3 réflexions sur “Eh bien, dansons maintenant !

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