L’enfant qui mesurait le monde, Metin Arditi

Eliot est un architecte américain d’origine grecque. Il vient de perdre sa fille unique qui s’était installée sur la magnifique île de Kalamaki,  afin d’y mener des recherches sur les proportions d’un amphithéâtre antique. Ravagé par l’évènement, Eliot décide, après l’enterrement, de rester sur l’île. Il comble sa tristesse en se lançant sur les traces de sa fille dont il espère poursuivre les recherches.

Eliot rencontre Maraki, qui vit seule avec Yannis, son fils de onze ans. Yannis demande énormément d’attention : autiste, il ne supporte pas le moindre changement et pour vérifier que tout est bien en ordre, Yannis passe son temps à mesurer le monde : il compte chaque jour les clients du café Stamboulidis; il note l’ordre d’arrivée des bateaux de pêche au port; il enregistre les quantités de poissons pêchées par chaque bateau…

Lorsque le résultat s’écarte de la norme, mettant ainsi en évidence le désordre du monde, Yannis s’évertue à remédier au chaos en effectuant des pliages qui suivent des règles bien définies… Emu par cet enfant, Eliot apporte de l’aide à sa mère, trop souvent débordée. Il garde souvent Yannis qui redonne un sens nouveau à sa vie.

Metin Arditi signe un beau roman, plein d’espoir et d’humanité. Il met en exergue les difficultés de tout un peuple, à travers celles que rencontre Yannis. Il montre aussi les dissensions, mais aussi la solidarité qui animent les habitants de l’île qui doivent trancher entre un énorme projet touristique qui menace les équilibres de Kalamaki, et celui d’une école de philosophie destinée aux étudiants européens, plus respectueux de la petite île et très prestigieux culturellement. Qui remportera la victoire ?  Le grand groupe capitaliste, qui promet de nombreux emplois pour les iliens, ou le projet culturel qui s’attirera sans aucun doute les faveurs -et l’argent- de l’Union européenne ?

Un petit bémol cependant : j’ai regretté des chapitres trop courts et un manque de profondeur qui font de ce roman un feel-good book, certes très réussi, mais un peu trop dans l’air du temps. Il s’en fallait de peu pour que « L’enfant qui mesurait le monde »  soit un roman à ne pas manquer !

L’enfant qui mesurait le monde, Metin Arditi, Editions Points, juin 2017, 249 p.

 

Un grand merci à Babelio pour ce roman !

 

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6 réflexions sur “L’enfant qui mesurait le monde, Metin Arditi

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