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Blogoclub: la lecture du 1er mars

Les membres du Blogoclub ont choisi, dans le cadre du thème littérature japonaise, un roman récent d’Ito Ogawa : Le restaurant de l’amour retrouvé, de Ito Ogawa, arrivé premier devant « Le pavillon d’or » de Yukio Mishima, et « Certaines n’avaient jamais vu la mer » de Julie Otsuka.

 

 

Vous trouverez ci-dessous quelques indications pour vous aider à vous procurer le roman. Si vous n’êtes pas membre du Blogoclub, mais que vous désirez participer à cette lecture commune, vous êtes le ou la bienvenu(e). Dans ce cas, il suffit de vous inscrire dans les commentaires ci-dessous. Vous n’aurez qu’à laisser le lien vers votre blog (votre page Babelio ou autre…) le premier mars en commentaire du billet que je publierai ce jour-là. Vous pouvez également trouver des informations sur le fonctionnement du Blogoclub ici.

 

Bonne lecture et à bientôt !

Florence.

 

Le restaurant de l’amour retrouvé, de Ito Ogawa.

Roman traduit du japonais par Myriam Dartois

Collection(s) Picquier Poche

Auteur(s) : OGAWA Ito
Traducteur(s) : DARTOIS-AKO Myriam

Langue originale : Japonais
256 pages
8€
ISBN-13 : 978-2-8097-1072-4
Date de parution : janvier 2015

 

 

Blogoclub : Le refuge des cimes, d’Annemarie Schwarzenbach / Et vos lectures

 

Pour ce numéro un peu spécial du Blogoclub, puisque nous pouvons parler du livre de notre choix, j’ai eu beaucoup de mal à me décider. L’exercice est toujours plus difficile quand il ne comporte pas de contraintes, mais il m’a permis de relire de nombreux billets anciens, jamais publiés, ou publiés sur mon premier blog qui avait été piraté et que je n’ai jamais remis en ligne lors de la création de la nouvelle version du Livre d’après. Finalement, après beaucoup de tergiversations, et parce que le but est notamment de favoriser les découvertes, mon choix s’est porté sur une auteure suisse peu connue et de grande qualité, Annemarie Schwarzenbach, et son très beau roman, « Le refuge des cimes ».

 

Publié pour la première fois en 2013 en édition de poche, quelques années après sa  première traduction française, « Le refuge des cimes » n’est pourtant pas un roman récent.  Il s’agit du quatrième roman d’Annemarie Schwarzenbach, auteur originaire de Suisse allemande, née en 1908 et décédée en 1942, et dont les œuvres, romans et récits de voyage, n’ont été publiées en français que dans les années 90 et 2000. « Le refuge des cimes » était d’ailleurs considéré comme un texte perdu, auquel seuls quelques articles de journaux suisses faisaient référence, jusqu’à la découverte d’un manuscrit en 1997 à la bibliothèque de Zurich, au sein d’un legs de la maison d’édition qui avait publié deux autres ouvrages d’Annemarie Schwarzenbach. C’est d’ailleurs à partir de ce texte original qu’a travaillé la traductrice française, Dominique Laure Miermont.

« Le refuge des cimes » a été écrit au début des années 1930 et met en scène des personnages de la bourgeoisie helvétique ou allemande, confrontés à des difficultés existentielles nées de la crise de l’entre-deux-guerres. Francis est l’un d’eux : expatrié une première fois en Amérique du Sud, il pense n’avoir pu saisir sa chance là-bas et rentre en Europe où le désœuvrement le gagne. Réfugié dans une station de ski fictive au-dessus d’Innsbruck, Alptal, il attend l’événement qui lui donnera l’occasion de quitter l’inertie qui l’envahit, tout comme les autres personnages qu’il fréquente et qui, comme lui, sont à la recherche d’une voie, d’un avenir même : il y a Adrienne Vidal, dont la maladie l’oblige à rester en montagne, alibi facile pour excuser le peu d’attention qu’elle prête à son fils, le jeune Klaus. Il y a aussi Wirtz, moniteur de ski malhonnête, tricheur et menteur, Matthisel, jeune groom influençable et Esther von M., la jeune épouse d’un riche vieillard, qui noie son ennui dans les hôtels de luxe et les bars des grandes stations.

Les protagonistes hésitent à redescendre, craignant de retrouver dans les vallées la noirceur de la société. Il veulent échapper au monde d’en bas, qu’il faut fuir et combattre, tout comme l’auteure elle-même s’était réfugiée à Zürs en Autriche pour écrire ce roman, désapprouvant la montée du fascisme en Allemagne et cherchant comment lui marquer son opposition.

 » (…) désormais elle savait que les montagnes sont davantage qu’un beau paysage héroïque, qu’elles dégagent de grandes forces et en libèrent dans l’être humain, le conduisant ainsi tout près des sources originelles. On y vivait comme aux premiers temps de l’humanité, dans le voisinage des vents, des aurores, des levers et des couchers de soleil, mais très loin de tous ceux qui jugent sans trop savoir du bien et du mal, de l’apte et de l’inapte, du bénéfique ou du nuisible ».

Les pages décrivant la montagne sont particulièrement évocatrices. À ces descriptions classiques, succèdent des monologues intérieurs de facture plus moderne, dont les questionnements sont toujours d’actualité. Et aussi de très beaux passages sur l’exil et la recherche d’un sens à donner à sa vie.

« Le refuge des cimes » m’a d’abord frappé par son charme un peu désuet et la mélancolie qui s’en dégage. Puis il m’est apparu comme un roman transposable aujourd’hui car, si le décor a changé, les difficultés de communication et les frustrations demeurent finalement les mêmes.

« On était toujours dans l’attente de quelque chose (…). Et quand tout d’un coup tout cela arrivait, on était déçu, c’était un jour comme les autres, mis à part une heure de tension particulière. »

Une belle lecture et une auteure à découvrir !

 

Le refuge des cimes, Annemarie Schwarzenbach, Petite Bibliothèque Payot, Edtions Payot et Rivages, Paris, Janvier 2013, 266 p.

 

 

Les lectures présentées par les membres du Blogoclub :

 

 

Et les colosses tomberont, de Laurent Gaudé, par Gambadou.

Consuelo, suivi de La comtesse de Rudolstadt, de George Sand, par Cléanthe.

My absolute darling, de Gabriel Talent (audio), par Sylire.

-Un gentleman à Moscou, de Amor Towles, par Eve.

-Sans nom, de Wilkie Collins, par Itzamna.

– Au petit bonheur la chance, d’Aurélie Valogne, par Amandine :

Au petit bonheur la chance / Aurélie Valogne
Jean a 6 ans en 1968. Sa mère le dépose chez sa grand-mère, Lucette. Elle a besoin de temps pour s’installer, trouver un travail, avant de reprendre son fils dans un endroit confortable. Mais les jours et les semaines passent, sans nouvelles. Lucette, qui vit seule depuis la mort de son mari, et Jean doivent s’apprivoiser.
Sans avoir vécu cette période, j’ai replongé dans des souvenirs d’enfance, avec cette lecture. Lucette n’a ni frigo, ni télé et encore moins l’eau courante. Et elle doit chaque jour aller chercher une bassine d’eau en bas de son immeuble. Pourtant, cela ne l’empêche pas de faire sa vie et voit d’un oeil méfiant tous ces appareils modernes qui apparaissent dans les foyers. Rien ne vaut un torchon humide pour garder les aliments au frais !
Jean se voit chamboulé par tous ces changements, et attend désespérément des nouvelles de sa mère. Petit à petit, déçu, il se renferme jusqu’à détester cette dernière. Et Lucette, malgré son autorité, doit faire face à cette situation en apportant du réconfort à son petit-fils.
A la fois drôle, touchant, ce roman se lit facilement. J’ai eu du mal à le lâcher car je me suis bien attachée aux personnages. Jusqu’à une fin pleine d’émotions. Un bon roman à lire au coin du feu…
Amandine.

 

 

Blogoclub du 1er décembre : de belles découvertes en perspective.

Je vous rappelle que notre rendez-vous du 1er décembre approche, puisque samedi nous entrerons déjà dans le dernier mois de l’année !

Cette fois-ci, à défaut de lecture commune -une fois n’est pas coutume- nous avons une totale liberté, ce qui, je l’espère, nous permettra de lire des billets très variés et de faire de belles découvertes. Vous pouvez en effet nous parler du livre de votre choix : votre livre préféré, ou celui que vous avez aimé récemment, un classique ou un contemporain, roman, nouvelles, théâtre, essai… bref, un livre que vous souhaitez nous faire découvrir. Vous pouvez également évoquer un auteur que vous aimez, son œuvre etc… l’essentiel étant de partager nos coups de coeur, nos passions et pourquoi pas nos déceptions : ce sera de toute façon l’occasion d’en parler ensemble.

 

J’attendrai vos liens en commentaire de mon billet du 1er décembre, ou via mail à lecturecommune@yahoo.fr 

A samedi donc !

 

Blogoclub : le rendez-vous du 1er décembre

 

Nous sommes très en retard pour le choix du livre auquel sera consacré le Blogoclub du 1 er décembre : rentrée littéraire, rentrée tout court, beaucoup d’autres choses à faire, et une motivation en baisse apparemment, vu le peu de réponses que nous avons reçues concernant les thèmes de lecture qui vous intéressent pour les prochains rendez-vous.

Peu importe ! Mais il serait dommage que le Blogoclub s’arrête faute de participants, car c’est un rendez-vous qui nous pousse à sortir de nos habitudes et à découvrir de nouveaux auteurs, de nouvelles lectures.

Il n’est d’ailleurs pas trop tard pour nous envoyer vos idées. Celles-ci seront soigneusement compilées pour les rendez-vous à venir. N’hésitez pas, dans les commentaires ci-dessous ou via mail (lecturecommune@yahoo.fr  ou lelivredapres@gmail.com ).

 

En attendant, pas question de sauter le rendez-vous du 1er décembre !

Mais puisqu’il est trop tard pour envisager une lecture commune, nous vous demandons simplement de nous parler le 1er décembre du livre de votre choix : votre livre préféré, ou celui que vous avez aimé récemment, un classique ou un contemporain, roman, nouvelles, théâtre, essai… bref, un livre que vous souhaitez nous faire découvrir. Vous pouvez également nous parler de l’auteur, de son œuvre etc… liberté totale, pourvu que nous partagions de belles découvertes, comme des passions plus communes : ce sera de toute façon l’occasion d’en parler ensemble.

 

On se retrouve le 1er décembre ? Nous vous espérons nombreux !

 

Bonne lecture,

A très bientôt,

Amandine et Florence.

 

 

 

Vos idées pour le Blogoclub

 

Bonjour chers membres, chers lecteurs,

La dernière session du Blogoclub, consacrée à l’humour nord-américain (Etats-Unis et Canada), a eu peu de succès, peut-être parce que le thème était très large, trop vague ou n’a pas beaucoup plu.

Pour la suite, j’aimerais savoir quels thèmes et auteurs vous plairaient. C’est pourquoi je vous demande d’envoyer toutes vos propositions à l’adresse habituelle, et à partir de là, nous pourrons dresser une liste des idées qui reviennent le plus souvent, puis voter. Et si vos idées sont nombreuses, ce que j’espère, nous pourrons également établir une liste pour les prochains rendez-vous.

Je suis bien consciente qu’il reste peu de temps avant la prochaine session qui aura lieu le 1er décembre, mais nous essaierons les prochaines fois de décider du livre que nous lisons aux alentours du 15 du mois, juste après le rendez-vous du Blogoclub (comme c’était le cas auparavant).

J’ai également quelques idées pour redynamiser un peu ce club de lectures, que j’aime beaucoup parce qu’il m’a faire faire de belles découvertes et m’aide ponctuellement à sortir de mes habitudes de lecture. Enfin, soyons honnête, j’ai deux idées (c’est déjà ça !), mais cela sera pour plus tard. Vous pourrez d’ailleurs m’envoyer vos suggestions.

Pour le moment, j’attends vos propositions de lecture, en vrac, peu importe … du moment qu’elles reflètent vos goûts et passions !

L’adresse :  lecturecommune@yahoo.fr

 

Pour ceux d’entre vous qui découvrent le Blogoclub et aimeraient participer, vous pouvez trouver quelques informations supplémentaires sur cette page.

 

A très bientôt,

Florence.

Blogoclub : Mon chien stupide, de John Fante.

Pour le Blogoclub de septembre, qui colle traditionnellement au rendez-vous du mois américain organisé par Martine, nous avons décidé, Amandine et moi, de lire un roman humoristique américain ou canadien (puisque Martine a choisi cette année d’ouvrir le mois américain au Canada, qui est à l’honneur du festival America).  Nous avons laissé à nos membres la liberté de l’auteur et du titre, espérant ainsi faire de belles découvertes.

 

Mon choix s’est porté sur un roman relativement court de John Fante, publié pour la première fois en français en 1987 et réédité récemment chez 10/18, « Mon chien stupide ».

 

Henry J. Molise est un raté : scénariste presque raté, écrivain raté, mais aussi mari et père raté ! Cela fait beaucoup pour un seul homme ! Il possède pourtant une belle et grande villa dans un quartier résidentiel californien situé au bord de la mer. Il a quatre enfants, et une femme, Harriet, que ses frasques n’amusent plus. Elle a d’ailleurs déjà quitté la maison à plusieurs reprises, mais Henry a toujours su la convaincre de revenir. Il faut dire que Henry ne mâche pas ses mots. Il n’hésite pas à insulter ses enfants -qui sont adultes mais vivent toujours à la maison- quand leur comportement ne lui plait pas ; on est d’ailleurs loin du politiquement correct actuel, et c’est tant mieux : la mauvaise foi remplace le respect, le cynisme met à mal le rêve américain !

C’est l’arrivée impromptue d’un chien dans le jardin de cette famille déjantée qui va mettre le feu aux poudres. Henry, qui regrette beaucoup son dernier bull-terrier, assassiné dans des circonstances particulières que je ne révèlerai pas ici, décide de garder l’animal, malgré l’opposition farouche de sa femme et de ses enfants. Il faut dire que celui qui est rapidement baptisé « Stupide » a un comportement libidineux qui manque de faire fuir presque tous les membres de la famille. Jusqu’à Henry lui-même, qui décide finalement de réaliser son rêve de toujours : abandonner son travail (et surtout le chômage), ainsi que sa famille pour se rendre à Rome d’où ses parents sont originaires : le retour aux sources comme solution à ses problèmes…

« Mon chien stupide » est un roman loufoque et ironique qui nous affiche le sourire aux lèvres pendant toute la lecture. Mais il est également un peu triste : je n’ai pu m’empêcher d’éprouver de la pitié pour Henry, qui est certes très agaçant, mais aussi désarmant. Misogyne et raciste, il est en plus passablement irresponsable car il ne réfléchit jamais aux conséquences de ses actes. Il est le cinquième enfant de la famille, souvent plus stupide que son chien, et très malheureux quand il n’obtient pas ce qu’il veut ; mais il est par moments aussi attendrissant qu’un enfant qui découvre naïvement les conséquences inattendues de ses bêtises.

Mais surtout, John Fante soulève de vraies questions : quel est le sens de la paternité ? Que faire quand les enfants quittent le nid, quand les membres du couple n’évoluent pas de la même façon ?  Le « rêve américain » existe-t-il vraiment ?

« Mon chien stupide » est un roman très bien écrit qui m’a donné envie de connaître davantage cet auteur dont la notice du livre indique que tous ses romans racontent une seule histoire, celle de l’immigré italien de la deuxième génération. Bonne pioche en tout cas que cette lecture drôle pour l’ouverture du mois américain !

Mon chien stupide, John Fante, traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Brice Matthieussent, Editions 10/18, juin 2018, 188 p.

 

Les membres du Blogoclub ont lu :

 

 

Blogoclub : rendez-vous du 1er septembre

Pour la prochaine session du Blogoclub qui aura lieu le 1er septembre prochain, Amandine et moi avons choisi un thème qui coïncide avec le Mois américain et qui représente une agréable lecture pour les vacances : l’humour américain. Et nous avons décidé de vous laisser libre dans le cadre de ce thème, afin de faire de nombreuses découvertes. Chacun des membres lira et présentera ce qu’il veut, pourvu qu’il s’agisse d’un livre américain plein d’humour !

 

« Américain » sera entendu au sens large, Etats-Unis et Canada, car le Mois américain élargit son champ de lecture en l’honneur du Festival America qui met le Canada à l’honneur… Voici une petite liste tout à fait indicative, afin de vous aider à orienter votre recherche :
-« Promenons-nous dans les bois » et d’autres romans de Bill Bryson,
-« Le linguiste était presque parfait », « Une putain de catastrophe », « Des erreurs ont été commises », de David Carkeet.
-« Courir avec des ciseaux » d’Augusten Burroughs.
-« Mon chien stupide », de John Fante.
« La conjuration des imbéciles » de John Kennedy Toole.
« Génération X » de Douglas Coupland.
Et beaucoup d’autres…
Pas de vote donc cette fois. En revanche, si vous avez des souhaits pour les prochains thèmes, n’hésitez pas à nous en faire part. En attendant, nous vous souhaitons des lectures très drôles, et bien sûr, un excellent été !
On se retrouve le 1er septembre pour… rire ensemble !
A bientôt,
Amandine et Florence.

Testament à l’anglaise, Jonathan Coe

Pour le premier jour du mois anglais organisé par Lou et Cryssilda, le Blogoclub a choisi de lire le roman de Jonathan Coe, « Testament à l’anglaise ». Vous retrouverez ci-dessous et chez Amandine, ma co-organisatrice, les avis des membres du Blogoclub. Ceux qui avaient déjà lu ce roman, paru il y a une vingtaine d’années, pouvaient choisir une autre œuvre du même auteur.

 

Illustre famille britannique, les Winshaw règnent sur la vie publique anglaise de la deuxième moitié du XXème siècle, pour atteindre leur apogée dans les années quatre-vingt. Leur arrogance est à peine tempérée par une crainte : que ne soient révélées de sombres histoires de famille. En effet, la vieille Tabitha Winshaw, qui a toujours été considérée comme folle par la famille, -et qui a été enfermée pour cela-, a chargé un jeune écrivain de rédiger un livre retraçant l’histoire de la famille. En poussant Michael Owen dans ce travail de longue haleine, Tabitha Winshaw espère qu’il révèlera la vérité quant à certaines tragédies familiales inexpliquées, ce qui, bien sûr, n’arrange pas certains membres de la famille…

L’enquête menée par le jeune écrivain n’empêche pas les Winshaw de continuer à profiter de leur position et de leurs relations pour s’enrichir sans scrupules. La mort du patriarche Mortimer Winshaw et la lecture de son testament viendra éclaircir tout cela, dans un final digne d’Agatha Christie.

Il y a en effet un peu de tout dans ce roman, une intrigue policière, une critique sans concession de l’Establishment anglais, l’histoire économique de l’Angleterre de Thatcher, beaucoup de cynisme et de corruption, et aussi de l’humour. Le récit est un peu déroutant au début puisque l’on passe de la présentation de la famille Winshaw à un épisode de l’enfance de Michael Owen. Les pièces d’un puzzle littéraire se mettent en place doucement, mais la structure qui en naît est très élaborée. Pour autant, la lecture est toujours fluide et facile, jusqu’à devenir très prenante.

Il y a toutefois quelques longueurs lorsque Michael présente des extraits de ses recherches relatives à chacun des membres de la famille Winshaw : si j’ai apprécié les questions relatives à la politique Thatchérienne ou à la situation au Moyen Orient au début des années quatre-vingt-dix, je me suis ennuyée lorsque l’auteur détaille les problèmes techniques que rencontre Dorothy pour améliorer la compétitivité de son entreprise agroalimentaire.

Bref, il y en a un peu pour tous les goûts car tous les pans de l’économie britannique, médias y compris, en prennent pour leur grade. Et c’est un portrait peu reluisant du pays que Jonathan Coe dresse avec brio. Au total, un roman foisonnant et très intéressant. Voilà qui inaugure bien ce mois anglais !

 

Testament à l’anglaise, Jonathan Coe, traduit de l’anglais par Jean Pavans, Folio n°2992, août 1997, 683 p.

 

Les avis des membres du Blogoclub :

-Ont lu « Testament à l’anglaise » :

-Amandine

-Edyta

Eve

-Itzamma

-Lili

-Pralineries

 

 

-D’autres romans de Jonathan Coe:

-Martine a lu « Numéro 11 ».

-Kathel a lu « Bienvenue au club ».

-Anne a lu « Expo 58 ».

 

 

 

Blogoclub, rendez-vous du 1er juin : résultat du vote.

Le livre retenu pour notre prochain rendez-vous du Blogoclub, qui sera consacré à un roman anglais, est :

 

Testament à l’anglaise, de Jonathan Coe.

 

 

 

Voici le résultat du vote :

-Coe, Jonathan : Testament à l’anglaise , 5 voix

-Colegate, Isabel : La partie de chasse, 3 voix

-Woolf, Virginia : Rêves de femmes (nouvelles), 3 voix

-Simonson, Helen : La dernière conquête du major Pettigrew, 2 voix

-Hislop, Virginia : L’île des oubliés, 1 voix

-Taylor, Elizabeth : Angel, 1 voix

-Wood, Benjamin : Le complexe d’Eden Bellwether,  1 voix

 

N’ont pas remporté de voix : Huth, Angela : Les filles de Hallows Farm et Mansfield, Katharine : La Garden Party (nouvelles).

 

 

Voici les références du livre en format de poche :

Jonathan Coe

Testament à l’anglaise

[What a Carve Up !]

Trad. de l’anglais par Jean Pavans

Collection Folio (n° 2992)

Parution : 27-08-1997

Michael Owen, un jeune homme dépressif et agoraphobe, a été chargé par la vieille Tabitha Winshaw d’écrire la chronique de cette illustre famille. Cette dynastie se taille en effet la part du lion dans tous les domaines de la vie publique de l’Angleterre des années quatre-vingt, profitant sans vergogne de ses attributions et de ses relations…
Et si la tante Tabitha disait vrai ? Si les tragédies familiales jamais élucidées étaient en fait des crimes maquillés ? Par une nuit d’orage, alors que tous sont réunis au vieux manoir de Winshaw Towers, la vérité éclatera…
Un véritable tour de force littéraire, à la fois roman policier et cinglante satire politique de l’establishment.

 

 

 Merci à tous ceux qui ont participé en proposant leurs suggestions et en votant !  Les nouveaux membres sont les bienvenus et vous pouvez toujours vous inscrire par mail à l’adresse suivante : lecturecommune@yahoo.fr.

 

On se retrouve donc le premier juin, ici et chez Amandine.

Bonne lecture à tous !

 

 

Blogoclub : Nymphéas noirs, Michel Bussi

Les romans de Michel Bussi sont toujours en bonne place dans les librairies et très souvent, ils font l’objet de piles impressionnantes, ce qui est particulièrement rédhibitoire pour moi. Je n’avais donc jamais lu de livre de cet auteur et comme c’est souvent le cas, le Blogoclub m’a obligée à m’éloigner de mes centres d’intérêts ou de mes préjugés.

C’est sur les conseils d’Amandine que j’ai choisi de lire « Nymphéas noirs », qui est sans doute le plus connu des romans de Michel Bussi, mais c’est aussi parce qu’il se déroule à Giverny et fait bien sûr référence aux toiles de Monet. Et je n’ai pas été déçue, au contraire : je m’attendais à un polar bien ficelé, rapide à lire et donc distrayant, et il y a tout cela, mais plus encore.

Comme l’auteur le précise, à part l’intrigue, tout est vrai : les descriptions de Giverny et des environs, les références à Monet et à son œuvre, ainsi qu’au musée de Vernon et au Musée Marmottan. J’ai d’ailleurs appris beaucoup de choses, et le roman est à conseiller avant un voyage à Giverny, puisque l’auteur, par la voix de la narratrice, nous indique les lieux à ne pas manquer, comme celui où l’on a la plus belle vue sur le village, ou des oeuvres moins connues à voir à Vernon…

Il nous prévient aussi que Giverny est devenu une sorte de parc d’attraction, envahi de touristes la journée, et désert en semaine hors saison : il faut donc bien choisir le moment de sa visite ! L’image donnée du lieu n’est pas toujours reluisante, mais la curiosité est attisée, en tout cas en ce qui me concerne, puisque je n’ai jamais eu l’occasion de découvrir Giverny. Le roman de Michel Bussi n’est d’ailleurs pas étranger au succès touristique de Giverny, et l’office du tourisme a même créé un parcours sur les pas du roman de Michel Bussi !

Revenons à l’intrigue, qui se fonde sur trois personnages féminins très différents, mais tout aussi intéressants : la petite Fanette, une jeune fille de onze ans, vive, intelligente et très douée pour la peinture.  Stéphanie Dupain, une très belle jeune femme qui est la maîtresse de l’école du village, et enfin, la narratrice, une octogénaire sombre et mystérieuse, qui passe son temps à espionner les gens du village par la fenêtre de la tour du moulin de Chennevières, ou simplement assise sur un banc. J’oubliais le chien Neptune, seul témoin du crime, et personnage à part entière de par sa simple présence…

Le crime, justement, c’est l’assassinat de Jérôme Morval, un séducteur local, poignardé, puis assommé avec une lourde pierre et enfin noyé dans le ruisseau : aucune chance de réchapper à ce modus operandi pour le moins étrange. Les deux inspecteurs chargés de l’enquête, Laurenç Sérénac et Silvio Benavidès forment un duo attachant, et leur enquête prend un tour nouveau lorsque l’un d’eux tombe amoureux de la belle Stéphanie Dupain, dont on ne sait pas si elle est victime ou suspecte dans cette affaire.

Il y a certes quelques incohérences, comme lorsque les policiers vont arrêter un suspect en pleine partie de chasse : évidemment, il ne faut pas être flic pour se douter que le suspect menacera les policiers de son arme. Pour le reste, j’ai été très surprise de la fin qui semble impossible à deviner dans la mesure où il manque un élément au lecteur pour pouvoir connaître le fin mot de l’histoire !  Tout s’éclaire évidemment, et on ne peut alors qu’admirer l’astuce et la construction narrative !

Nymphéas noirs, Michel Bussi, Pocket n° 14971, septembre 2013, 493 p.

 

Les lectures et avis des membres du Blogoclub :

-Amandine: « Le temps est assassin ».

Ellettres Eve,  sur « Nymphéas noirs ».

Claudia Lucia sur « Un avion sans elle ».

Sharon,  sur « Mourir sur Seine ».

Mistigri, sur « On la trouvait plutôt jolie ».

 

 

 

 

Lu dans le cadre du Blogoclub, et du challenge Polars et thrillers chez Sharon