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Blogoclub : rendez-vous du 1er septembre

Pour la prochaine session du Blogoclub qui aura lieu le 1er septembre prochain, Amandine et moi avons choisi un thème qui coïncide avec le Mois américain et qui représente une agréable lecture pour les vacances : l’humour américain. Et nous avons décidé de vous laisser libre dans le cadre de ce thème, afin de faire de nombreuses découvertes. Chacun des membres lira et présentera ce qu’il veut, pourvu qu’il s’agisse d’un livre américain plein d’humour !

 

« Américain » sera entendu au sens large, Etats-Unis et Canada, car le Mois américain élargit son champ de lecture en l’honneur du Festival America qui met le Canada à l’honneur… Voici une petite liste tout à fait indicative, afin de vous aider à orienter votre recherche :
-« Promenons-nous dans les bois » et d’autres romans de Bill Bryson,
-« Le linguiste était presque parfait », « Une putain de catastrophe », « Des erreurs ont été commises », de David Carkeet.
-« Courir avec des ciseaux » d’Augusten Burroughs.
-« Mon chien stupide », de John Fante.
« La conjuration des imbéciles » de John Kennedy Toole.
« Génération X » de Douglas Coupland.
Et beaucoup d’autres…
Pas de vote donc cette fois. En revanche, si vous avez des souhaits pour les prochains thèmes, n’hésitez pas à nous en faire part. En attendant, nous vous souhaitons des lectures très drôles, et bien sûr, un excellent été !
On se retrouve le 1er septembre pour… rire ensemble !
A bientôt,
Amandine et Florence.
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Testament à l’anglaise, Jonathan Coe

Pour le premier jour du mois anglais organisé par Lou et Cryssilda, le Blogoclub a choisi de lire le roman de Jonathan Coe, « Testament à l’anglaise ». Vous retrouverez ci-dessous et chez Amandine, ma co-organisatrice, les avis des membres du Blogoclub. Ceux qui avaient déjà lu ce roman, paru il y a une vingtaine d’années, pouvaient choisir une autre œuvre du même auteur.

 

Illustre famille britannique, les Winshaw règnent sur la vie publique anglaise de la deuxième moitié du XXème siècle, pour atteindre leur apogée dans les années quatre-vingt. Leur arrogance est à peine tempérée par une crainte : que ne soient révélées de sombres histoires de famille. En effet, la vieille Tabitha Winshaw, qui a toujours été considérée comme folle par la famille, -et qui a été enfermée pour cela-, a chargé un jeune écrivain de rédiger un livre retraçant l’histoire de la famille. En poussant Michael Owen dans ce travail de longue haleine, Tabitha Winshaw espère qu’il révèlera la vérité quant à certaines tragédies familiales inexpliquées, ce qui, bien sûr, n’arrange pas certains membres de la famille…

L’enquête menée par le jeune écrivain n’empêche pas les Winshaw de continuer à profiter de leur position et de leurs relations pour s’enrichir sans scrupules. La mort du patriarche Mortimer Winshaw et la lecture de son testament viendra éclaircir tout cela, dans un final digne d’Agatha Christie.

Il y a en effet un peu de tout dans ce roman, une intrigue policière, une critique sans concession de l’Establishment anglais, l’histoire économique de l’Angleterre de Thatcher, beaucoup de cynisme et de corruption, et aussi de l’humour. Le récit est un peu déroutant au début puisque l’on passe de la présentation de la famille Winshaw à un épisode de l’enfance de Michael Owen. Les pièces d’un puzzle littéraire se mettent en place doucement, mais la structure qui en naît est très élaborée. Pour autant, la lecture est toujours fluide et facile, jusqu’à devenir très prenante.

Il y a toutefois quelques longueurs lorsque Michael présente des extraits de ses recherches relatives à chacun des membres de la famille Winshaw : si j’ai apprécié les questions relatives à la politique Thatchérienne ou à la situation au Moyen Orient au début des années quatre-vingt-dix, je me suis ennuyée lorsque l’auteur détaille les problèmes techniques que rencontre Dorothy pour améliorer la compétitivité de son entreprise agroalimentaire.

Bref, il y en a un peu pour tous les goûts car tous les pans de l’économie britannique, médias y compris, en prennent pour leur grade. Et c’est un portrait peu reluisant du pays que Jonathan Coe dresse avec brio. Au total, un roman foisonnant et très intéressant. Voilà qui inaugure bien ce mois anglais !

 

Testament à l’anglaise, Jonathan Coe, traduit de l’anglais par Jean Pavans, Folio n°2992, août 1997, 683 p.

 

Les avis des membres du Blogoclub :

-Ont lu « Testament à l’anglaise » :

-Amandine

-Edyta

Eve

-Itzamma

-Lili

-Pralineries

 

 

-D’autres romans de Jonathan Coe:

-Martine a lu « Numéro 11 ».

-Kathel a lu « Bienvenue au club ».

-Anne a lu « Expo 58 ».

 

 

 

Blogoclub, rendez-vous du 1er juin : résultat du vote.

Le livre retenu pour notre prochain rendez-vous du Blogoclub, qui sera consacré à un roman anglais, est :

 

Testament à l’anglaise, de Jonathan Coe.

 

 

 

Voici le résultat du vote :

-Coe, Jonathan : Testament à l’anglaise , 5 voix

-Colegate, Isabel : La partie de chasse, 3 voix

-Woolf, Virginia : Rêves de femmes (nouvelles), 3 voix

-Simonson, Helen : La dernière conquête du major Pettigrew, 2 voix

-Hislop, Virginia : L’île des oubliés, 1 voix

-Taylor, Elizabeth : Angel, 1 voix

-Wood, Benjamin : Le complexe d’Eden Bellwether,  1 voix

 

N’ont pas remporté de voix : Huth, Angela : Les filles de Hallows Farm et Mansfield, Katharine : La Garden Party (nouvelles).

 

 

Voici les références du livre en format de poche :

Jonathan Coe

Testament à l’anglaise

[What a Carve Up !]

Trad. de l’anglais par Jean Pavans

Collection Folio (n° 2992)

Parution : 27-08-1997

Michael Owen, un jeune homme dépressif et agoraphobe, a été chargé par la vieille Tabitha Winshaw d’écrire la chronique de cette illustre famille. Cette dynastie se taille en effet la part du lion dans tous les domaines de la vie publique de l’Angleterre des années quatre-vingt, profitant sans vergogne de ses attributions et de ses relations…
Et si la tante Tabitha disait vrai ? Si les tragédies familiales jamais élucidées étaient en fait des crimes maquillés ? Par une nuit d’orage, alors que tous sont réunis au vieux manoir de Winshaw Towers, la vérité éclatera…
Un véritable tour de force littéraire, à la fois roman policier et cinglante satire politique de l’establishment.

 

 

 Merci à tous ceux qui ont participé en proposant leurs suggestions et en votant !  Les nouveaux membres sont les bienvenus et vous pouvez toujours vous inscrire par mail à l’adresse suivante : lecturecommune@yahoo.fr.

 

On se retrouve donc le premier juin, ici et chez Amandine.

Bonne lecture à tous !

 

 

Blogoclub : Nymphéas noirs, Michel Bussi

Les romans de Michel Bussi sont toujours en bonne place dans les librairies et très souvent, ils font l’objet de piles impressionnantes, ce qui est particulièrement rédhibitoire pour moi. Je n’avais donc jamais lu de livre de cet auteur et comme c’est souvent le cas, le Blogoclub m’a obligée à m’éloigner de mes centres d’intérêts ou de mes préjugés.

C’est sur les conseils d’Amandine que j’ai choisi de lire « Nymphéas noirs », qui est sans doute le plus connu des romans de Michel Bussi, mais c’est aussi parce qu’il se déroule à Giverny et fait bien sûr référence aux toiles de Monet. Et je n’ai pas été déçue, au contraire : je m’attendais à un polar bien ficelé, rapide à lire et donc distrayant, et il y a tout cela, mais plus encore.

Comme l’auteur le précise, à part l’intrigue, tout est vrai : les descriptions de Giverny et des environs, les références à Monet et à son œuvre, ainsi qu’au musée de Vernon et au Musée Marmottan. J’ai d’ailleurs appris beaucoup de choses, et le roman est à conseiller avant un voyage à Giverny, puisque l’auteur, par la voix de la narratrice, nous indique les lieux à ne pas manquer, comme celui où l’on a la plus belle vue sur le village, ou des oeuvres moins connues à voir à Vernon…

Il nous prévient aussi que Giverny est devenu une sorte de parc d’attraction, envahi de touristes la journée, et désert en semaine hors saison : il faut donc bien choisir le moment de sa visite ! L’image donnée du lieu n’est pas toujours reluisante, mais la curiosité est attisée, en tout cas en ce qui me concerne, puisque je n’ai jamais eu l’occasion de découvrir Giverny. Le roman de Michel Bussi n’est d’ailleurs pas étranger au succès touristique de Giverny, et l’office du tourisme a même créé un parcours sur les pas du roman de Michel Bussi !

Revenons à l’intrigue, qui se fonde sur trois personnages féminins très différents, mais tout aussi intéressants : la petite Fanette, une jeune fille de onze ans, vive, intelligente et très douée pour la peinture.  Stéphanie Dupain, une très belle jeune femme qui est la maîtresse de l’école du village, et enfin, la narratrice, une octogénaire sombre et mystérieuse, qui passe son temps à espionner les gens du village par la fenêtre de la tour du moulin de Chennevières, ou simplement assise sur un banc. J’oubliais le chien Neptune, seul témoin du crime, et personnage à part entière de par sa simple présence…

Le crime, justement, c’est l’assassinat de Jérôme Morval, un séducteur local, poignardé, puis assommé avec une lourde pierre et enfin noyé dans le ruisseau : aucune chance de réchapper à ce modus operandi pour le moins étrange. Les deux inspecteurs chargés de l’enquête, Laurenç Sérénac et Silvio Benavidès forment un duo attachant, et leur enquête prend un tour nouveau lorsque l’un d’eux tombe amoureux de la belle Stéphanie Dupain, dont on ne sait pas si elle est victime ou suspecte dans cette affaire.

Il y a certes quelques incohérences, comme lorsque les policiers vont arrêter un suspect en pleine partie de chasse : évidemment, il ne faut pas être flic pour se douter que le suspect menacera les policiers de son arme. Pour le reste, j’ai été très surprise de la fin qui semble impossible à deviner dans la mesure où il manque un élément au lecteur pour pouvoir connaître le fin mot de l’histoire !  Tout s’éclaire évidemment, et on ne peut alors qu’admirer l’astuce et la construction narrative !

Nymphéas noirs, Michel Bussi, Pocket n° 14971, septembre 2013, 493 p.

 

Les lectures et avis des membres du Blogoclub :

-Amandine: « Le temps est assassin ».

Ellettres Eve,  sur « Nymphéas noirs ».

Claudia Lucia sur « Un avion sans elle ».

Sharon,  sur « Mourir sur Seine ».

Mistigri, sur « On la trouvait plutôt jolie ».

 

 

 

 

Lu dans le cadre du Blogoclub, et du challenge Polars et thrillers chez Sharon

 

 

 

 

Blogoclub : le rendez-vous du premier mars

Pour la prochaine session du Blogoclub, Amandine et moi vous proposons de découvrir ou re-découvrir l’auteur Michel Bussi. Politologue de formation, il a été professeur de géographie à l’unversité de Rouen. Il a commencé à publier en 2007 et a aussitôt remporté des prix littéraires régionaux. C’est surtout depuis 2010 que ses ouvrages, dont la plupart se déroulent en Normandie, remportent un grand succès à la fois critique et populaire. Ses deux romans « Nymphéas noirs » et « Un avion sans elle » ont également reçu de nombreux prix.

 

 

Auteur populaire, très prolifique, Bussi fait partie du paysage littéraire français : on ne peut pas ne pas remarquer ses romans qui sont toujours en bonne place en librairie ou en bibliothèque ! Une telle mise en avant provoque généralement sur moi un effet rebutant, mais cela faisait longtemps que je me disais qu’il fallait que je passe outre et que je prenne le temps de le découvrir. Ce sera chose faite le premier mars !

Je vous invite à faire de même si vous n’avez pas encore lu cet auteur. Dans l’autre cas, ses titres sont assez nombreux pour que vous en trouviez un que nous ne connaissez pas encore.

 

      

 

 

 

 

 

Alors, qui participe ?

Avez-vous des conseils à me donner pour le choix de mon roman ? « Nymphéas noirs » m’attire beaucoup, bien évidemment, pour Giverny et Monnet… mais je suis ouverte à toute suggestion…

A très bientôt !

Florence.

 

Blogoclub : Dans les forêts de Sibérie, Sylvain Tesson

« Dans les forêts de Sibérie » est un récit que j’avais lu pour la première fois lors de sa sortie en 2011, peu avant la création de mon premier blog et je n’ai donc jamais eu l’occasion d’en parler. Le Blogoclub me permet aujourd’hui de le faire et je me suis replongée dans la lecture du livre de Sylvain Tesson que j’ai apprécié tout autant, sinon plus que la première fois.

Lassé des voyages qui ne lui apportent plus la paix, l’auteur espère retrouver cette sensation dans l’immobilisme. Il s’était justement promis qu’avant ses quarante ans, il passerait quelques mois dans une cabane isolée, et un voyage au bord du lac Baïkal quelques années auparavant l’avait convaincu que l’endroit était idéal pour tenir sa promesse. C’est ainsi qu’en février 2010, il s’installe dans une cabane de neuf mètres carrés, au bord du lac, avec pour voisins proches, Sergueï et Natasha, les gardiens de la station scientifique de Pokoïniki, située à 50 kilomètres au sud !

A ceux qui s’interrogeraient sur ce choix de l’érémistisme, Sylvain Tesson avait décidé de répondre que c’est parce qu’il avait de la lecture en retard (nous savons tous ce qu’il nous reste à faire !). En effet, en plus d’une liste de produits d’épicerie non périssables, de vêtements, de quelques ustensiles et outils nécessaires à la survie en milieu hostile et de quelques agréments supplémentaires comme de la Vodka et des cigares, l’auteur a emporté une soixantaine de livres qu’il a choisis soigneusement : de quoi nourrir les réflexions de l’ermite naissant pendant ces six mois de retraite loin des fureurs de la ville.

« Le froid, le silence et la solitude sont des états qui se négocieront demain plus cher que l’or ».

Sylvain Tesson ne rejette pas le modernisme mais sélectionne juste ce qui est bon dans celui-ci ; ainsi, il équipe sa cabane de panneaux solaires qui alimenteront en électricité un petit ordinateur, qui lui fera vite défaut d’ailleurs. Faisant sienne l’idée du géographe Elisée Reclus pour lequel l’homme survivra dans « l’union du civilisé et du sauvage », Sylvain Tesson sait qu’il ne suffit pas, comme le font beaucoup de nos contemporains, de parler d’amour de la nature et de décroissance, il faut au contraire « aligner nos actes et nos idées ».

Comme à son habitude, Sylvain Tesson nous livre ses réflexions sur le monde. Il propose à celui qui se dit révolutionnaire ou veut l’être, de devenir ermite car celui-ci « ne demande ni ne donne rien à l’état. Son retrait constitue un manque à gagner pour le gouvernement ». Il est heureusement possible, précise-t-il, d’atteindre « cet ascétisme révolutionnaire en milieu urbain », en se tenant à l’abri, dans « le murmure des livres ».

Chez Tesson, tout est prétexte à convoquer des références culturelles et des souvenirs de lectures. Les silhouettes des personnes qui l’accueillent évoquent pour lui un tableau de Bruegel. La forêt, cette « armée engloutie dont ne dépasseraient que les baïonnettes », lui rappelle une visite au musée de la Grande Guerre à Verdun… Il regrette d’ailleurs la perte générale du sens esthétique : « la ruée des peuples vers le laid fut le principal phénomène de la mondialisation » nous assène-t-il fort justement.

Mais surtout, l’auteur apprend la contemplation et s’émerveille des ressources de ce bout de terre et d’eau glacées et nous livres des passages splendides consacrés à la nature, aux phénomènes météorologiques, aux animaux. Il fait l’éloge de l’immobilisme, du spectacle unique du lac dont les innombrables variations de la lumière emplissent sa journée au-delà de ses espérances.

« Dans les forêts de Sibérie » est une invitation à la contemplation, à la réflexion et à la recherche d’une liberté intérieure dont le monde moderne nous prive. L’auteur, adepte des aphorismes, a le sens de la formule et son récit est émaillé de considérations politiques, au sens premier, grec et noble du terme. Il nous révèle aussi le monde dans son état le plus pur. Il nous montre la nécessité, et la possibilité, de ne pas nuire, ni à autrui, ni à la nature.

Et puis, à défaut de me convaincre d’aller vivre au fond des bois, il m’a donné envie de lire et relire tant d’auteurs, aussi différents que Rousseau et Casanova !

Un coup de cœur !

Dans les forêts de Sibérie, Sylvain Tesson, Folio Gallimard n°5586, Paris, 290 p.

 

 Un petit mot sur le film :

« Dans les forêts de Sibérie » a été librement adapté au cinéma par Safy Nebbou avec Raphaël Personnaz dans le rôle de Sylvain Tesson.  Un très beau film, avec de magnifiques paysages, qui n’a cependant que peu à voir avec le livre. On n’y retrouve évidemment pas la dimension de la réflexion, essentielle dans le récit.

Les avis des membres du Blogoclub :

Je vous invite à lire les avis des membres du Blogoclub, intéressants notamment parce qu’ils sont très différents les uns des autres. Le livre cette fois ne fait pas l’unanimité !

 

« Dans les forêts de Sibérie » :

-Amandine

-Claudia Lucia

Gambadou

-Itzamna

-Praline

-Sylire

Titine.

-Hélène a lu « L’usage du monde » de Nicolas Bouvier.

 

Blogoclub, écrivains-voyageurs : le résultat des votes

Le livre retenu pour notre prochain rendez-vous du Blogoclub, consacré aux écrivains-voyageurs, est :

 

Dans les forêts de Sibérie, de Sylvain Tesson.

 

Voici les références du livre en format de poche :

Dans les forêts de Sibérie, février – juillet 2010.
Collection Folio (n° 5586)
Parution : 26-04-2013
Ou encore, en version audio :
 Merci à tous ceux qui ont participé en proposant leurs suggestions et en votant !  Les nouveaux membres sont les bienvenus et vous pouvez toujours vous inscrire par mail à l’adresse suivante : lecturecommune@yahoo.fr.
On se retrouve le premier décembre, ici et chez Amandine.
Bonne lecture à tous !