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Blogoclub, écrivains-voyageurs : le résultat des votes

Le livre retenu pour notre prochain rendez-vous du Blogoclub, consacré aux écrivains-voyageurs, est :

 

Dans les forêts de Sibérie, de Sylvain Tesson.

 

Voici les références du livre en format de poche :

Dans les forêts de Sibérie, février – juillet 2010.
Collection Folio (n° 5586)
Parution : 26-04-2013
Ou encore, en version audio :
 Merci à tous ceux qui ont participé en proposant leurs suggestions et en votant !  Les nouveaux membres sont les bienvenus et vous pouvez toujours vous inscrire par mail à l’adresse suivante : lecturecommune@yahoo.fr.
On se retrouve le premier décembre, ici et chez Amandine.
Bonne lecture à tous !
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Blogoclub : le rendez-vous du 1er décembre

Il y a ceux qui parcourent le monde en stop, ceux qui arpentent le Grand Nord, ceux qui marchent encore et toujours jusqu’à traverser des continents entiers, ceux qui préfèrent le vélo, ceux qui bourlinguent autour du monde et ceux qui se contentent de cheminer le long des sentiers français… et puis il y a ceux qui privilégient les rencontres, ceux qui s’intéressent aux animaux, ceux qui n’aiment que la neige et le froid …

Il y a ceux qui nous parlent du GR20, de l’Appalachian Trail, du chemin de Saint Jacques, de la route de la soie, du lac Baïkal, de l’Alaska… je pourrais continuer très longtemps, tant est riche la palette de tous ces aventuriers qui ont en commun l’écriture et les livres dont ils nous enchantent parce qu’ils nous emmènent sur leurs traces.

Vous l’avez deviné, le thème du prochain rendez-vous du Blogoclub sera les écrivains-voyageurs, pour prolonger les vacances jusqu’au début de l’hiver. Il y en a pour tous les goûts, et nous vous proposons, Amandine et moi, de nous envoyer vos suggestions de lecture. Nous ferons une liste des livres qui reviennent le plus souvent et vous n’aurez plus qu’à voter.

Nous attendons vos suggestions avec impatience ! Je rappelle que pour participer, il faut vous inscrire au Blogoclub via l’adresse mail ci-dessous. Si vous êtes déjà inscrit (e), vous venez de recevoir un mail et vous pouvez donc nous adresser vos suggestions par retour de mail.

A bientôt,

Amandine et Florence.

 

Si vous êtes inscrit (e) au Blogoclub, vous recevrez cette info par mail. Fonctionnement du Blogoclub, voir ici.

L’adresse mail du Blogoclub : lecturecommune@yahoo.fr

Rentrée littéraire : La légende des montagnes qui naviguent, Paolo Rumiz.

Les Alpes et leur petite sœur moins connue mais tout aussi remarquable, les Apennins, forment une double « épine dorsale » en forme de « S » dont l’Europe a beaucoup à apprendre. Paolo Rumiz, journaliste et écrivain-voyageur italien, les a parcourues en tous sens, sur plus de huit mille kilomètres et en a tiré un récit qui nous emmène hors des chemins touristiques, vers ce que les hommes et les vallées ont de plus authentique :

« Je vais tenter de vous faire savoir ce qui se passe à l’intérieur de l’arche, de la montagne authentique, celle qui reste toujours loin des projecteurs, de ce rideau battu par les tempêtes auquel se cramponne un équipage de petits grands héros de la Résistance aux agressions de la mondialisation. Un voyage à travers six nations dans la partie alpine et d’une intimité toute italienne dans celle qui a trait aux Apennins ».

Dans une première partie consacrée aux Alpes, l’auteur, parti de la côte adriatique en Croatie, se promène en Italie à pied ou le plus souvent, à vélo, et mène quelques incursions en Autriche, en Suisse et en France. Il rencontre de nombreux personnages, dont certains sont des figures connues, comme l’alpiniste-écrivain italien Mauro Corona, l’écrivain Mario Rigori Stern, ou le célèbre alpiniste Walter Bonatti, aujourd’hui décédé, tandis que d’autres tiennent à leur anonymat ; tous ont en commun un combat acharné pour la préservation de la nature.

Tout au long de son périple, Paolo Rumiz regrette que les italiens ne regardent plus la nature, et pire, ne la voient même plus. Dans l’avion survolant les Alpes, l’auteur est stupéfié par la beauté de l’Europe qu’il découvre au-dessous de lui. Mais il constate que la majorité de ses compatriotes ne s’émerveillent pas devant un paysage : « Ils n’ont aucune idée de ce que sont ce lac de lumière et ces montagnes. Le peuple des restoroutes et des téléphones portables n’est pas proche du territoire ».

Constat amer, qui en augure d’autres. Paolo Rumiz évoque l’imminence d’une « grande peur climatique » et regrette que les mots ne suffisent pas à alerter les populations. Les montagnards, eux, le savent bien, qui dénoncent le gaspillage actuel et la fuite en avant qui ne peut plus durer. L’industrie du ski représente un désastre écologique, les canons à neige se multiplient tandis que l’eau vient à manquer; les glaciers disparaissent à vue d’œil et l’homme n’en tient pas compte.

Certains font pourtant preuve de davantage de bon sens que d’autres : ainsi, en Suisse, il est interdit de construire des remontées mécaniques en dessous de 1800 mètres, puisqu’on sait que la neige permettant leur exploitation sera insuffisante. Dans le Val Bavona, situé dans le Tessin, des hommes ont renoncé à l’électricité gratuite qui leur était offerte : « L’endroit le plus sombre des Alpes » résiste depuis longtemps aux sirènes de la modernité, préservant ainsi son territoire et son authenticité. Mais même la Suisse, bonne élève, a des reproches à se faire…

Après quelques jours en France sur la route des Grandes Alpes, Paolo Rumiz se rend à Nice où il est victime d’un vol à la tire qui le conduit à rentrer dans le « Bel paese, le beau pays « ch’Appennin parte, e’l mar circonda e l’Alpe », selon Pétrarque, « le pays que divisent les Apennins et qu’entourent la mer et les Alpes ».

C’est un reportage effectué pour le journal italien La Reppublica qui a donné l’idée à l’auteur de parcourir les Apennins. Il avait en effet décrit le « travail de Cyclope » des héros du quotidien qui creusaient un tunnel ferroviaire entre Bologne et Florence pour permettre le passage d’un train à grande vitesse. Ce reportage avait fait l’objet de réactions de lecteurs dénonçant les nombreux dégâts pour l’environnement dus au percement de tunnels partout en Italie et en particulier dans les Apennins.

Pour ce second voyage, Paolo Rumiz déniche une authentique petite Topolino, datant de 1954. Une voiture dont la lenteur et l’identité qu’elle véhicule, sont parfaites pour favoriser les rencontres. Nous découvrons alors les Apennins « déserts et inconnus », chaîne de montagne qui constitue « un labyrinthe aussi fascinant qu’infini ». Paolo Rumiz et Nerina (la Topolino) nous emmènent alors de la Ligurie jusqu’au Capo Sud, point le plus méridional de Calabre, pour un voyage inédit.

Dans le centre de L’Italie, l’auteur traverse des villages déserts, où survivent des personnes âgées laissées aux bons soins des « badanti », ces auxiliaires de vies venues des pays de l’Est, sans lesquelles le troisième âge italien serait entièrement livré à lui-même. Il nous décrit des régions éloignées du tourisme, la Maiella, le Molise, nous livrant toutes sortes d’anecdotes glanées au gré de ses rencontres. Il est question des Phéniciens, des Etrusques, des Sannites et de tant d’autres peuples encore, de religion, de superstition, jusqu’à l’arrivée au Sud, dans une chaleur torride et une atmosphère de fin du monde : plus d’eau, des habitants qui fuient et quelques témoins d’une époque passée, des résistants encore et toujours, comme ce guide « descendu du ciel » qui voit le massif de l’Aspromonte comme « une ressource fabuleuse pour les jeunes de bonne volonté ». Et qui invite Paolo Rumiz à revenir : « Vous verrez des merveilles. Des fleuves de lumière, des villages abandonnés, des maquis impénétrables, des cascades. Et un beau peuple, trop seul ».

Publié en 2007 en Italie, « La légende des montagnes qui naviguent » raconte deux voyages effectués en 2003 et 2006. Il vient seulement d’être traduit en français. Le récit de Paolo Rumiz est d’un grand intérêt pour toute personne qui s’intéresse à la montagne, à la nature, à l’écologie. On apprend énormément en lisant ce récit qui se déguste par petites touches, au rythme de chapitres à lire indépendamment les uns des autres : une mine d’informations géographiques, historiques, toponymiques… et humaines. Et de grandes leçons à retenir, avec des catastrophes oubliées comme la tragédie du Vajont …

Grande richesse, la capacité d’émerveillement de Paolo Rumiz est intacte et son récit nous enseigne que le dépaysement est à notre portée, chez nous, si l’on veut ouvrir les yeux. Loin du tourisme de masse, tant de belles régions s’offrent à nous : il ne nous reste plus qu’à les découvrir et surtout, à les protéger.

 

La légende des montagnes qui naviguent, Paolo Rumiz, traduit de l’italien par Béatrice Vierne, Arthaud, Paris, septembre 2017, 462 p.

 

Merci à Babelio et aux éditions Arthaud pour cette lecture en avant-première.

Promenons-nous dans les bois…

promenons-nous dans les bois…pendant que le loup n’y est pas ! Mais les ours y sont, eux, ainsi qu’une multitude d’autres dangers, qui guettent Bill Bryson lorsqu’il entreprend de randonner sur l’Appalachian Trail, ou « AT », sentier mythique qui longe la côte Est des Etats-Unis, de la Géorgie jusqu’au Maine, sur plus de 3500 kilomètres.

Installé depuis peu en Nouvelle-Angleterre, Bill Bryson découvre qu’il habite à proximité du célèbre Appalachian Trail et se cherche toutes les bonnes raisons d’entreprendre un périple au sein du monde sauvage qu’abrite l’immense forêt des Appalaches. Et s’il se laisse impressionner par les affreuses histoires qui circulent sur les dangers que présente cette randonnée (intempéries, attaques de bêtes sauvages, maladies qui rôdent dans les bois, et bien d’autres encore, qu’il nous détaille avec un plaisir presque masochiste), l’auteur se décide finalement, s’informe sur tous les périls que recèle le sentier et s’équipe en conséquence. Le tout en nous livrant ses impressions humoristiques sur le nouveau monde qu’il découvre, celui des randonneurs.

On tremble déjà pour l’auteur, alors qu’il n’est pas encore parti, et on apprend aussi avec soulagement, en même temps que lui, qu’un ancien camarade d’école se propose de l’accompagner sur l’Appalachian Trail. Certes, Stephen Katz ne représente pas le compagnon rêvé pour entreprendre une telle aventure, mais il a le mérite d’être là, et c’est bien tout d’ailleurs !

Iront-ils jusqu’au bout du chemin ? Seront-ils tentés d’abandonner leur randonnée, à l’occasion des quelques incursions qu’ils feront dans la civilisation, lorsqu’au croisement avec une Highway, ils en profiteront pour faire un saut jusqu’à la ville voisine où motels, fastfoods et laveries automatiques les attendent ? Rencontreront-ils ces ours qui les effraient tant et qui peuplent l’Appalachain Trail ?

L’auteur réussit en tout cas l’exploit de disserter sur des sujets aussi divers que la forêt américaine et son administration, la flore et la faune des Great Smoky Mountains, l’histoire de l’implantation des centres commerciaux aux Etats-Unis, les parasites qui attaquent les arbres des forêts américaines, ou le développement du tourisme sur le Mont Washington… sans jamais nous ennuyer ! « Promenons-nous dans les bois » est à la fois un roman d’aventures, un cours d’histoire naturelle et une critique pleine d’humour de la société nord-américaine. Bill Bryson regarde avec malice l’engouement moderne pour le retour à la nature, sans jamais tomber dans les travers du récit de randonnée à la mode bobo. Un roman très drôle, parfait pour les vacances, à lire les doigts de pied en éventail sur la plage, bien loin des terrifiants ours bruns d’Amérique.

 

Promenons-nous dans les bois, Bill Bryson, Editions Payot et Rivages, Petite Bibliothèque Payot/Voyageurs, Paris, mai 2013, 343p.

 

Le Lausanne-Moscou-Pékin, de Christian Garcin.

le Lausanne Moscou pékinLes récits de voyage portant sur le Transsibérien sont nombreux, mais je ne m’en lasse pas, tant ce voyage ferroviaire est mythique, entre grands espaces, âme russe, littérature et histoire. D’où mon intérêt pour ce petit volume repéré lors de la dernière opération Masse critique de Babelio.

L’auteur a choisi de se lancer sur les traces de Blaise Cendrars et de sa « Prose du Transsibérien ». Parti en Russie en compagnie d’une équipe de la radio suisse, Christian Garcin a ramené une série de chroniques radiophoniques qu’il a ensuite retouchées afin de les publier dans ce petit recueil.

Cent ans après la publication de « La prose du Transsibérien » en 1913, et « plusieurs mondes plus tard », l’auteur décrit les transformations subies par les régions traversées. Moscou d’abord, et l’arrivée à l’aéroport avec son « immense grisaille bétonnée » héritée de l’Union soviétique. Christian Garcin monte à bord du Transsibérien dans la gare de Iaroslav, l’une des sept gares de Moscou évoquées par Cendrars, pour un trajet qui, selon lui, fait davantage rêver les Francophones que les Russes, sans doute en partie à cause des références littéraires que sont Michel Strogoff et Blaise Cendrars lui-même.

Le paysage sibérien n’a quant à lui pas changé depuis 1913. Garcin nous emmène, au rythme de l’énumération des noms des villes traversées, liste hautement poétique et familière à l’oreille de celui qui rêve du Transsibérien, vers Iekaterinbourg, Omsk, Novossibirsk, Krasnoiarsk, Irkoutsk, et le lac Baïkal…

On croise Boulgakov, la famille Romanov, Tchekov, Dostoïevski, les décembristes exilés à Tobolsk, Victor Segalen plus à l’Est, et beaucoup d’autres… mais aussi des contemporains que l’auteur a rencontrés lors de ce voyage, ou même son oncle, auquel il rend hommage après l’avoir reconnu dans les traits d’un Russe qui ne lui ressemblait peut-être pas tant que cela…

D’une anecdote à une référence littéraire, nous suivons Christian Garcin jusqu’à Pékin, le long d’un voyage qui a l’avantage de permettre à l’homme moderne de se «réapproprier à la fois le temps et l’espace», car pour une fois, « le temps, soudain, vous appartient ». C’est «une école de la patience, de la lenteur et de la contemplation » qui n’en finit pas de nous fasciner !

Un charmant petit recueil plein de pistes de lectures autour de la Sibérie et du Transsibérien.

Vous pouvez aussi découvrir l’avis de Cécile sur ce recueil ici.

Le Lausanne-Moscou-Pékin, Christian Garcin, édition de la Baconnière, Genève, août 2015, 120p.

 

Je remercie Masse critique de Babelio et les éditions de la Baconnière.masse critique Babelio

 

Berezina, de Sylvain Tesson

BerezinaSylvain Tesson est coutumier des longs voyages sur les traces de héros du passé, dans une tentative de dépassement de soi, et sans doute également à la recherche de lui-même. Il nous régale au passage de récits entremêlés d’aphorismes, de références culturelles, historiques et géographiques variées. J’avais beaucoup aimé, entre autres, « L’axe du loup », dans lequel il raconte son périple de la Sibérie à L’inde, sur les pas des évadés du Goulag.

Avec « Berezina », c’est à nouveau dans un périple historique, sur les traces de la Grande Armée napoléonienne, lors de la retraite de Russie en 1812, « l’une des plus désastreuses campagnes militaires de l’Histoire », que Sylvain Tesson nous emmène. Mais cette fois, il n’est question ni de marche à pied, ni de vélo, ni de chevauchée : c’est dans un side-car soviétique de marque Oural, en compagnie de Thomas Goisque, photographe et aventurier lui aussi, et de Cédric Gras, alpiniste et écrivain-voyageur, ainsi que de deux amis russes, que Sylvain Tesson a choisi de revivre ce moment sombre de l’histoire de la France et de l’Europe. Pourquoi ce choix du side-car ? Serait-ce pour épargner les chevaux qui ont payé un lourd tribut à la folie des hommes, comme l’auteur le dénonce à la fin du récit en célébrant « les chevaux de 1812 à la juste hauteur de leur souffrance » ?

Quoi qu’il en soit, puisque « le mouvement encourage la méditation », le voyage en side-car, à 80 kilomètres heures, est l’occasion de rendre hommage au sacrifice des soldats de la Grande Armée. Mais il permet surtout de réfléchir sur le destin de Napoléon et sur son apport à la France : un monstre sanguinaire qui a eu le tort de vouloir construire la paix à l’échelle du continent européen, mais qui a « su donner une forme civile et administrative aux élans abstraits des Lumières », et qui œuvrait pour l’accès de tous, en toute égalité, à des postes élevés, en fonction du mérite. Tesson évoque également avec tendresse l’âme russe, dont il salue la « vision tragique de la vie » qu’il dit incomprise chez nous. Enfin, il remet certaines pendules à l’heure : la Berezina fut, du point de vue stratégique, une victoire militaire, Napoléon ayant « berné les Russes ». De plus, l’armée russe a compté davantage de pertes humaines que l’armée française. L’expression « c’est la berezina » devrait donc être synonyme de réussite, mais l’histoire n’a retenu que les pertes humaines, qui se comptaient certes en dizaines, voire centaines de milliers :

« D’un point de vue humain, les soldats de l’Empire avaient produit des efforts surnaturels. La grande Armée exsangue s’était payé le luxe d’une victoire. La mémoire collective française, pourtant, ne retint que l’horreur du carnage. Le nom de ce cours d’eau, insignifiant pour la géographie, passa dans l’Histoire et dans le langage courant pour signifier ce que l’on sait. Si l’on se conformait à la pure réalité des faits, « c’est la bérézina » aurait dû signifier « on l’a échappé belle, on l’a senti passer, on a laissé des plumes, mais la vie continue et merde à la Reine d’Angleterre ».

Un des torts de Napoléon fut en effet de « mépriser la météorologie ». Le froid a eu raison de ses soldats, comme l’a souligné Caulaincourt dans ses mémoires, au moins autant que la famine et la vermine !

Berezina est un ouvrage tout à fait intéressant à plus d’un titre, même s’il n’est pas mon préféré de cet auteur. J’y ai retrouvé, outre le côté historique et les références relatives à la géographie et à la culture des peuples visités, l’originalité d’un auteur qui refuse le politiquement correct et le prêt-à-penser qui nous submergent, et qui essaie de nous ouvrir les yeux sur la vacuité de vies tournées vers la consommation. Il fait partie de ces hommes qui cultivent l’esprit de contradiction et c’est pour cela que je vous conseille vivement de le découvrir, avec Bérezina si vous aimez l’histoire et Napoléon, ou en lisant ses nouvelles, essais ou autres récits de voyage.

Berezina, Sylvain Tesson, éditions Guérin, Chamonix, janvier 2015, 199 p.