Challenges

Je participe (ou j’ai participé) aux challenges suivants :

-Challenge Marcel Pagnol chez Lukea.

-Challenge Il viaggio chez Eimelle.

-Challenge in italiano da Maria e Giorgia que je reprends ici.

-Challenge nordique chez Chroniques littéraires.

-Le mois belge chez Mina, Le salon littéraire.

-Challenge Histoire chez Lynnae.

-Défi Le siècle des Lumières chez Parthénia

-Challenge Un classique par mois chez Stephie.

-Challenge romantique, chez Claudia Lucia.

-Challenge Au service de, chez The frenchbooklover.

-Challenge Italie 2015 (billet de présentation en préparation).

-Le mois anglais chez Titine, Chryssilda et Lou.

-Challenge polars et thrillers chez Sharon.

 

 

Challenge Nordique 2015, chez Chroniques littéraires

 

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Mes participations :

Le livre du roi, Arnaldur Indridason

-La reine de la Baltique, Viveca Sten

Du sang sur la Baltique, Viveca Sten

 

 

Challenge Il viaggio chez Eimelle

 

challenge italie

 

 

Mes participations :

-Une histoire romantique, d’Antonio Scurati.

Gabriele d’Annunzio, le roman de la Belle Epoque.

-Le mystère de Roccapendente, de Marco Malvaldi.

-Une vérité changeante, de Gianrico Carofiglio.

Mr Gwyn, d’Alessandro Baricco.

-La secte des anges, Andrea Camilleri

-Il fu Mattia Pascal, Luigi Pirandello

-Senso, Camillo Boito

Pour Isabel, Antonio Tabucchi

 

 

 

 

Challenge Histoire chez Lynnae

 

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Mes participations :

-Une histoire romantique, d’Antonio Scurati

-Le mystère de Roccapendente, de Marco Malvaldi.

La biographie de Victor Hugo en BD.

-A l’ombre de la guillotine, Anne Perry.

L’échange des princesses, Chantal Thomas.

Challenge un classique par mois, chez Stephie.

Challenge un classique par mois

Mes participations:

Senso, Camillo Boito

Mattia Pascal, Luigi Pirandello

-Jeux de glaces, Agatha Christie

-Le bouc émissaire, Daphné du Maurier

Vie et mort d’un étang, Marie Gevers

-Le bal, Irène Némirovski.

-Le meunier d’Angibault, George Sand

1984 et Le meilleur des mondes, deux classiques anglais de la littérature d’anticipation

 

 

 

 

Challenge romantique chez Claudia Lucia

 

Challenge romantique

Mes participations:

Le meunier d’Angibault, George Sand

Victor Hugo, Bernard Swizen (BD)

Défi Le siècle des Lumières chez Parthénia

 

Défi Le siècle des Lumières

 

Mes participations:

en construction

 

Challenge « Polars et thrillers » chez Sharon

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Billet de présentation

-Un tour de passe-passe, Marco Malvaldi

 

 

 

 

Challenge « Au service de » chez The frenchbooklover.

 

Challenge Au service de

Mes participations:

en construction.

 Challenge Marcel Pagnol, chez Lukea

Challenge Marcel Pagnol

 

Mes participations :

Marius, Fanny et César, de Marcel Pagnol (billet de septembre 2013)

marius pagnol Comme je l’écrivais dans mon billet de présentation du Challenge Marcel Pagnol lancé par Ostinato, du blog Lukealivres, j’ai vu cet été au cinéma les deux premiers volets de la trilogie marseillaise, Marius et Fanny, revisitéspar Daniel Auteuil . Et ces deux films m’ont donné envie de relire Pagnol dont je ne connaissais que certains des romans, notamment Jean de Florette et Manon des sources, ainsi que ses œuvres autobiographiques, Le temps des amours, Le temps des secrets.

J’ai donc choisi de commencer par le théâtre de Pagnol, et j’ai lu avec un grand plaisir la Trilogie marseillaise, Marius, Fanny et César. Pour ceux qui ne connaissent pas l’histoire, je n’en dévoilerai que quelques éléments : nous sommes à Marseille sur le Vieux Port. César, patron du bar de la Marine, est aidé par son fils Marius, âgé de vingt-deux ans. Parmi leurs clients, les plus fidèles sont Panisse, maitre-voilier du Vieux Port, la cinquantaine élégante et aisée, Escartefigue, du même âge, capitaine du ferry-boat Fanny Pagnolqui traverse quotidiennement le Vieux Port et M. Brun, jeune vérificateur des douanes originaire de Lyon, ainsi que Piqueoiseau, un mendiant. Les personnages féminins sont Honorine, belle marchande de poisson de quarante-cinq ans et sa fille, Fanny, dix-huit ans, qui tient un étal de coquillages tout proche du bar de la Marine.

Marius et Fanny se connaissent depuis leur enfance et leur amitié s’est transformée en un amour que Fanny cherche à faire éclater au grand jour. En effet, Marius ne donne pas libre cours à ce sentiment, car il rêve de partir à bord d’un grand voilier pour découvrir les îles sous le vent et d’autres destinations lointaines. Il attend en secret qu’une place se libère sur le voilier La Malaisie, et se tient prêt à embarquer dès qu’on viendra le chercher.

césar pagnolFanny décide quant à elle de provoquer le destin et attise la jalousie de Marius en acceptant de rencontrer Maître Panisse, riche veuf qui la courtise et voudrait l’épouser. Face au danger, Marius cède et renonce à l’appel du grand large, en tombant finalement dans les bras de Fanny. César et Honorine ne se doutent d’abord de rien, puis Honorine découvre, en rentrant plus tôt que prévu d’une visite chez sa sœur, Fanny et Marius endormis ensemble. Les parents s’entendent aussitôt pour marier les deux amoureux …

Le deuxième volet reprend l’histoire exactement où Pagnol l’avait laissée dans Marius. Dans César, troisième partie, l’action se déroule vingt ans plus tard. Pagnol a écrit ce dernier volet directement pour le cinéma, avant d’en adapter le scénario pour le théâtre.

Même si je connaissais l’histoire des deux premiers volets de la trilogie, la découverte du texte a été un vrai régal. Certes, j’avais encore dans les oreilles l’accent marseillais qui ne m’a pas quitté pendant cette lecture, me donnant l’impression bizarre que je lisais « avé l’accent ». Mais le vrai plaisir est à puiser dans le texte de Pagnol, parfois si drôle, parfois très tendre. J’ai vraiment ri à plusieurs reprises. Un excellent moment de lecture, à conseiller à tous !

Marius, de Marcel Pagnol, pièce en quatre actes, Editions de Fallois, collection de poche Fortunio, n°7, Paris, 2004.

Fanny, de Marcel Pagnol, pièce en trois actes et quatre tableaux, Editions de Fallois, collection de poche Fortunio, n°8, Paris, 2004.

César, texte du film réalisé en 1936, Marcel Pagnol, Editions de Fallois, collection de poche Fortunio, n°9, Paris, 2004.

 

Topaze, pièce à l’ironie mordante ! (billet du 19 février 2014)

topaze pagnol

Topaze est une comédie en quatre actes de Marcel Pagnol, qui a été représentée pour la première fois à Paris, au Théâtre des variétés, en 1928. Le premier acte se déroule dans une salle de classe du pensionnat dans lequel Topaze est professeur. C’est une classe à l’ancienne, décorée de cartes de géographie et de maximes illustrant le cours de morale. Topaze est à l’image des lieux, avec ses vêtements usés et misérables, tout comme le matériel de classe qui traîne dans un coin. Le seul élève présent n’échappe pas à cette description (« son cou d’oiseau mal nourri ») et il est, le pauvre, en train de subir la dictée de Topaze.

Amoureux de l’orthographe malgré lui, dit-il, Topaze veut rendre service à sa collègue, Mademoiselle Ernestine, qui est aussi la fille du directeur, en corrigeant les devoirs de ses élèves. Ernestine, jeune enseignante futée sinon courageuse, a si bien manœuvré qu’elle amène Topaze, qui est amoureux d’elle, à la supplier de lui confier ce travail.

Le directeur arrive, d’excellente humeur en raison de l’arrivée d’un nouvel élève, et annonce à Topaze que l’inspecteur d’académie lui décerne « moralement » les Palmes académiques. Méprisant et moqueur, M. Muche ajoute : « moralement, c’est peut-être encore plus beau ». Topaze ne se démonte pas. Mais suite à son refus de mettre une bonne note à un élève qui ne la méritait pas, et dont les riches parents faisaient pression sur le pensionnat, le professeur trop zélé est renvoyé par M. Muche, et se voit obligé de rechercher des leçons particulières.

C’est ainsi qu’il se retrouve chez Mme Suzy Courtois, mère d’un élève en difficulté. Le début du deuxième acte met en scène Mme Courtois et le conseiller municipal, Castel-Bénac, dont elle est la maîtresse. Pagnol nous dévoile les activités malhonnêtes du couple illégitime, avec Roger de Berville, prête-nom qui n’hésite pas à se servir de sa prétendue probité pour souligner l’intérêt qu’il y a à traiter avec lui. Les deux amants complices ne se privent d’ailleurs pas de lui faire la morale, quelques instants après avoir passé en revue leurs propres malversations !

Alors que Castel-Bénac et sa maîtresse se plaignent de la perte des valeurs, et principalement de l’honnêteté, ainsi que du fait qu’ils ne trouvent personne pour participer à leurs « activités », Suzy Courtois pense à Topaze qui, lui semble-t-il, est amoureux d’elle. Il lui sera facile de le manipuler, d’autant que Topaze vient de perdre sa place à la pension Muche.

Le conseiller et sa maîtresse ont donc recours à la flatterie pour essayer de décider Topaze à les aider, en remplaçant le prête-nom qui leur a fait défaut. Mais suite à une conversation avec ce dernier, Topaze découvre la vraie nature des activités de Castel-Bénac. Suzy Courtois s’empresse alors de lui mentir pour faire pression sur lui.

Acte 3, nous sommes dans un bureau moderne. Topaze, désormais associé avec Castel-Bénac, est devenu directeur de l’agence. Il a entretemps découvert que Suzy Courtois se moquait de lui, mais il est pris au piège, car complice… Il se sent d’ailleurs surveillé par la police et il prend peur suite à la parution d’un article dans le quotidien bien-nommé « La conscience publique ». Peu après, la police arrive, mais … ce n’est pas pour Topaze. Puis c’est le tour du « vénérable vieillard », venu faire chanter Topaze qui, une fois encore, a bien du mal à comprendre ce que l’on attend de lui. Arrive enfin M. Muche, le directeur de la pension qui, impressionné par le succès de son ancien professeur, a décidé de lui offrir la présidence de la distribution des prix. M. Muche est aussi venu accorder la main de sa fille à Topaze qui ne demandait plus rien, mais qui est entretemps devenu un bon parti. Et qui, finalement, oublie ce qui lui restait de probité, après avoir reçu, -honneur suprême pour lui-, les palmes académiques, en cadeau d’adieu de Castel-Bénac.

« Jusqu’ici j’ignorais absolument bien des choses que j’entrevois… la vie n’est peut-être pas ce que je croyais. C’est peut-être vous qui avez raison après tout… ».

Dans l’acte 4, Topaze savoure enfin sa vengeance, en prenant les deux complices à leur propre piège. Il s’empare de l’agence dont il est devenu directeur, le bail étant à son nom, et décide de travailler à son compte en ne laissant qu’une petite commission à Castel-Bénac. La dispute éclate alors entre ce dernier et sa complice, Suzy Courtois. Topaze a décidemment beaucoup appris…

Cette pièce de Marcel Pagnol est une comédie pleine d’humour, qui dénonce le cynisme dans lequel tout homme est prêt à basculer, dès qu’un profit conséquent est en vue. Ainsi, Monsieur Muche, considère l’élève qui lui rapportera beaucoup d’argent comme « un sujet d’élite ». De la même façon, le conseiller municipal s’émeut du sort des malheureux balayeurs. Tout le comique vient ici de la façon dont Marcel Pagnol joue sur les mots, notamment « probité et honnêteté », auxquels les protagonistes ne prêtent pas tous la même signification. Topaze se trouve au milieu de ce petit monde qui transige beaucoup avec la morale et dont il apparait isolé, de par une naïveté et une honnêteté qui confinent parfois au ridicule. Il découvre un monde dont il ignorait l’existence et les codes, et qui ne fonctionne que tendu vers un objectif accepté par tous ceux qui y prennent part : profiter de l’occasion et s’enrichir le plus possible.

Outre la corruption et le cynisme d’une classe politique locale, Marcel Pagnol dénonce également le respect que l’on peut éprouver face à ceux qui ont gagné de l’argent, sans même se demander quelles méthodes ils ont utilisées pour y parvenir. Au passage, et même s’il a dédié la pièce à son maître d’école, «en signe de reconnaissance et de respectueuse affection », il égratigne également les enseignants, à la fois victimes et complices indirects. Une excellente lecture, pleine de bons mots, à l’ironie parfois grinçante, mais toujours percutante !

Topaze

« Pourtant l’argent ne fait pas le bonheur !

Suzy

« Non, mais il l’achète à ceux qui le font ! »

 

Topaze, Marcel Pagnol, Editions de Fallois, Collection Fortunio, Paris, 2004, 241 p.

Livre lu dans le cadre du challenge Marcel Pagnol chez Ostinato, et dans le cadre du challenge classique chez Stephie.

 

 

 

 

 

 

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