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Le tour de Belgique de Monsieur Iou

Vivant en Belgique depuis toujours, Monsieur Iou, la trentaine venue, se rend compte qu’il connaît mieux de nombreux pays européens que la Belgique. La faute aux vols low-costs, aux city-trips et autres façons de voyager modernes ! Alors Monsieur Iou a l’idée de faire le tour de la Belgique à vélo. « Par étapes. Avec le goût de la lenteur et de l’éveil. »

C’est « une invitation alternative au voyage » bien charmante qu’il nous propose dans un album aux couleurs de la Belgique, noir, jaune, rouge. Monsieur Iou se défend pourtant de tout patriotisme, là n’est pas son propos, et effectivement, à part les couleurs des vignettes, Monsieur Iou veut simplement nous faire découvrir quelques coins de Belgique qu’il a traversés sur sa petite reine et nous communiquer sa passion.

Mais de vélo, il y en a un peu trop à mon goût. En fait, je m’étais fait une fausse idée de cette bande dessinée, imaginant que les aspects culturels, géographiques, voire historiques de la Belgique étaient davantage mis en avant. Or, « L’interlude matériel » détaille les aspects techniques du vélo, « La minute lexicale », on l’aura compris, nous permet d’approfondir notre vocabulaire en la matière …

Pour le reste, j’ai aimé le graphisme de l’album et surtout l’humour de Monsieur Iou, ainsi que l’éloge de la lenteur et de l’observation qu’il prône dans cette BD originale, mais aussi très dans l’air du temps. Un cadeau idéal dimanche prochain pour les papas fans de vélo ?

Le tour de Belgique de Monsieur Iou, Editions Rue de l’échiquier, Paris et Grand Braquet, Schaerbeek, mars 2018, 125 p.

 

Merci à Babelio de m’avoir fait découvrir ce livre.

Les gardiens du Louvre, Jirô Taniguchi

gardiens du louvreJ’ai découvert « Les gardiens du Louvre » par hasard, et je n’ai pas regretté cet achat un peu atypique pour moi. En effet, je lis peu de BD, non pas parce que je ne les aime pas mais par manque de temps, et encore moins des mangas dont je ne connais absolument pas l’univers. Il est vrai que l’auteur des « gardiens du Louvre », d’après les quelques informations que j’ai glanées ici et là, ne semble pas représentatif des mangas japonais et serait plutôt influencé par la BD occidentale.

Quoi qu’il en soit, et même si la lecture de droite à gauche et en commençant par la fin du volume m’a un peu gênée au début, j’ai beaucoup aimé cet album que je recommande tout particulièrement aux lecteurs qui aiment l’art et la rêverie, et qu’une atmosphère onirique ne rebute pas.

Le héros est un jeune homme japonais  qui se trouve à Paris pour un court séjour qu’il a prévu de dédier à la visite des musées, et principalement du Louvre. Malheureusement, une mauvaise grippe le cloue au lit, brûlant de fièvre, et il se sent désemparé face à cette maladie qui lui arrive sur une terre étrangère dont il ne parle pas la langue.

Le lendemain, il va un peu mieux et décide de se rendre au Louvre. Une fois dans le musée, le malaise le reprend et l’emporte dans un univers fantasmagorique où il rencontre des formes qui ne sont autres que les gardiens du Louvre, les esprits des grandes œuvres du musée, qui peuplent un monde imaginaire…

L’album est une suite de promenades dans l’univers de quelques artistes, parmi lesquels Corot et Van Gogh, et dans le temps à la découverte de quelques épisodes de l’histoire du musée. Le scénario est mince, mais l’atmosphère entraîne le lecteur dans un rêve éveillé qui m’a beaucoup plu.

 

Les gardiens du Louvre, Jirô Taniguchi, Louvre éditions et Futuropolis, novembre 2014.