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La triomphante,Teresa Cremisi

 

Editrice et chef d’entreprise franco-italienne, Teresa Cremisi a publié son premier roman en 2015, à l’âge de soixante-dix ans. Un roman en grande partie autobiographique qui évoque l’enfance alexandrine de cette fille d’expatriés, de nationalité italienne alors, mais élevée dans la langue française.

L’enfance heureuse se déroule au pensionnat Notre-Dame de Sion d’Alexandrie. La fuite en 1956, lors de la crise du canal de Suez, y met un terme et c’est le retour brutal dans un pays qui n’était pas le sien, puis l’installation à Milan.

L’âge adulte, vécu en France, marque le début d’une période d’ombre pour la narratrice. La vie professionnelle, pourtant riche et pleine de succès, semble sans intérêt pour elle, du moins quand elle se retourne sur son passé. Elle n’hésite d’ailleurs pas à démissionner quand elle ne se sent pas en accord profond avec ce qu’elle fait. Finalement, on la retrouve, sereine et en paix avec elle-même, à l’heure de la retraite, qu’elle passe en grande partie à Atrani, un village de la magnifique côte amalfitaine.

J’ai beaucoup aimé la façon dont la narratrice évoque sa vie, avec retenue et pudeur. Un contrôle d’elle-même qui semble naturel, qui montre qu’elle se respecte, comme elle respecte les autres : une politesse que l’on ne trouve plus beaucoup actuellement. Le fruit de son éducation assurément, qui lui sert aussi dans sa vie professionnelle : parce qu’on l’avait élevée dans cette simplicité de sentiments, dans cette liberté, sans lui mettre de barrières psychologiques, notamment en ce qui concernait sa féminité, Teresa Cremisi ne savait pas que les femmes pouvaient rencontrer des difficultés dans le monde du travail ; elle ne les a donc pas éprouvées, et les choses se sont avérées plus faciles pour elle que pour nombre de ses contemporaines.

Côté mariage, la narratrice dit ne pas connaître la passion amoureuse. Elle est pourtant heureuse avec Giacomo qui semble posséder la même forme d’intelligence qu’elle. Sans enfant par choix, le couple est vu comme moderne par les autres, mais il dure parce qu’il est construit sur une base forte faite de respect mutuel. Teresa Cremisi évoque également la religion, dont elle ne ressent pas les émotions. Juive par sa naissance, baptisée suite à son propre choix à l’âge de neuf ans, elle s’interroge sur ce qu’une religion représente pour celui qui a la foi.

La narratrice est pourtant une femme passionnée; par les batailles navales, passion qu’elle redécouvre à la retraite grâce aux recherches que lui permet Internet; par la littérature aussi : les récits d’Homère, des héros comme Lauwrence d’Arabie, ou la poésie de Constantin Cavafis, l’ont accompagnée toute sa vie…

Elle réfléchit beaucoup, s’interroge sur le monde et mène la vie simple d’une femme qui, dit-elle, n’a pas agi sur le monde, mais l’a beaucoup regardé. Ce qu’elle nous raconte avec une grande élégance.

 

La triomphante, Teresa Cremisi, Folio n°6231, 2016, 225p.

 

Livre lu dans le cadre du challenge objectif Pal et Destination Pal.

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Loups solitaires, Serge Quadrupanni

 

De l’auteur, je connaissais les excellentes traductions de l’italien, celles des romans d’Andrea Camilleri notamment. Je découvre maintenant Serge Quadrupanni en tant qu’auteur.

« Loups solitaires » est un roman d’espionnage sur fond de djihadisme qui relate la traque d’un membre des forces spéciales par différents services secrets. On fait la connaissance du héros, Pierre Dhiboun, dans les Alpes, à la frontière franco-italienne. L’homme y rencontre fortuitement un écrivain italien qui se rend à Lyon pour participer à un colloque littéraire.

Quelques temps auparavant, Pierre Dhiboun a été envoyé au Mali pour infiltrer un groupe de djihadistes. Pour endosser le rôle, il se convertit même à l’Islam. Mais, ayant décidé de rentrer en France, il disparaîtra aux environs de Lyon, plongeant sa hiérarchie et les différents services qui le suivent dans un doute d’autant plus horrible que son « ultra-compétence » dans des domaines sensibles le rend très dangereux. Que signifie ce revirement apparent ? Pierre Dihboun est-il passé à l’ennemi ? S’est-il radicalisé ?

C’est son périple que l’on suivra en France, mais aussi en Afrique, aux côtés d’une mystérieuse rousse, éthologue de son état, qui vit dans le Limousin, et se console dans les bras d’un chirurgien en burn-out de la disparition soudaine de son mari, dont elle avait décidé de divorcer. Dit comme ça, cela paraît un peu loufoque, et en effet, il y a un certain humour sous-jacent dans ce roman, qui mêle des épisodes sérieux de traque avec des moments plus calmes d’observation de la faune du Limousin, blaireaux, choucas et autres témoins de la bêtise humaine… Tandis que le loup, le vrai, depuis le plateau de Millevaches, observe tout ce cirque et semble se dire que décidément, l’homme est bien un loup pour l’homme !

J’ai apprécié ce roman assez différent des thrillers que le lis habituellement, par ses références animalières et par l’humour ironique qui s’en dégage, de même que par le thème, puisqu’il s’agit pour l’auteur de dénoncer les excès auxquels conduisent la lutte contre le terrorisme. L’écriture de Serge Quadrupanni est l’un des points forts du roman. Spécialiste de la langue, il m’a séduite par certaines images poétiques et par la précision de son vocabulaire.

En revanche, la construction du roman, avec des sauts parfois indistincts dans le temps et dans l’espace, peut rendre l’intrigue difficile à suivre. De même, il n’est pas facile de s’y retrouver dans les différents services secrets et dans le but que chacun d’entre eux poursuit (outre de traquer Pierre Dhiboun). Un minimum de concentration est donc nécessaire. Le livre de Serge Quadrupanni n’est donc pas un roman d’espionnage traditionnel, il n’a rien du page-turner à l’écriture fluide et efficace mais sans recherche.

Loups solitaires, Serge Quadrupanni, éditions Métailié, collection Noir, Paris, octobre 2017, 228 p.

 

Je remercie les éditions Métaillié et le site lecteurs.com de m’avoir fait découvrir ce roman.

 

Cette lecture participe au challenge Polars et Thrillers chez Sharon

 

 

 

Le manuscrit inachevé, Franck Thilliez

Un nouveau polar de Franck Thilliez est toujours un moment très attendu, et la lecture est rarement décevante. C’est le cas à nouveau avec « Le manuscrit inachevé » dans lequel l’auteur atteint le sommet de son art, même si, cette fois, l’intrigue ne s’inscrit pas vraiment dans un contexte scientifique, mais rend plutôt hommage au genre policier dans son ensemble, avec de nombreuses références à des classiques du genre.

Il n’est pas facile de résumer l’intrigue de ce dix-septième roman de Franck Thilliez, d’autant que le roman fait l’objet d’une double, voire triple mise en abyme. La préface est en effet signée d’un certain J.L Traskman qui nous dit avoir découvert un manuscrit laissé par son père, Caleb Traskman, auteur de polars à succès. Malheureusement, il manque à ce manuscrit sa « flamboyante conclusion » et il est impensable pour le fils, comme pour l’éditeur, de publier tel quel ce qui constitue sans doute l’un des meilleurs romans de Caleb Traskman ! Tiens, Franck Thilliez s’envoie des fleurs, mais l’on ne peut nier que le roman qui va suivre est bien l’un des meilleurs de l’auteur.

Bref, le procédé ne sert finalement qu’à attirer l’attention des lecteurs sur les détails semés par l’auteur afin de leur permettre de décrypter l’énigme qui les attend cinq cent pages plus loin. Mais cela ajoute un petit quelque chose en plus et ma lecture a été sans conteste plus attentive que d’habitude : moi aussi, j’étais à la recherche d’indices.

Quant à l’intrigue elle-même, touffue et compliquée, elle débute avec la survenue, dans les montagnes du Vercors, d’un accident de la route d’un petit délinquant qui veut échapper à un contrôle douanier. Il ne saura jamais qu’il transportait un cadavre dans son coffre, dont les policiers grenoblois, Vic et Vadim, vont devoir remonter la trace.

On apprend aussi dès les premières pages que quatre ans plus tôt, à Berck, au bord de la mer du nord, la jeune et jolie Sarah Morgan était enlevée, alors qu’elle rentrait chez elle. Depuis cette funeste date, son père n’a cessé de la chercher, bien que son enlèvement ait été revendiqué par un tueur en série arrêté depuis lors. Il faut dire que le criminel n’a jamais voulu révéler où il avait enterré le corps… Le roman démarre alors que la mère de Sarah, Léane, qui est auteur de polars à succès, vient de publier « Le manuscrit inachevé » et entame la promotion du roman. Mais l’agression de son mari Jullian, et l’amnésie qui le frappe, vont la ramener à Berck où elle se retrouve impliquée dans une terrible machination.

L’enquête nous transporte des brouillards humides de la mer du Nord aux flocons de la région grenobloise, dans une succession de sous-intrigues qui peu à peu prennent leur place pour former les pièces d’un gigantesque et diabolique puzzle. Franck Thilliez nous emmène dans ce que l’âme humaine peut produire de pire et, comme d’habitude, c’est d’une traite que l’on dévore les cinq cent pages.

Enfin, pour ce qui est de l’énigme, je croyais l’avoir trouvée, ayant compris à quoi faisaient référence les palindromes soulignés par l’auteur et les fréquentes occurrences du chiffre 2, mais cela ne me permettait pas de répondre à la question qui se posait à moi après la lecture de la scène finale. Alors mon fils m’a révélé le détail auquel, lui, il avait prêté attention…

 

Le manuscrit inachevé, Franck Thilliez, éditions Fleuve noir, mai 2018, 525 p.

 

Livre lu dans le cadre du challenge Polars et Thrillers chez Sharon

 

 

Blogoclub : Nymphéas noirs, Michel Bussi

Les romans de Michel Bussi sont toujours en bonne place dans les librairies et très souvent, ils font l’objet de piles impressionnantes, ce qui est particulièrement rédhibitoire pour moi. Je n’avais donc jamais lu de livre de cet auteur et comme c’est souvent le cas, le Blogoclub m’a obligée à m’éloigner de mes centres d’intérêts ou de mes préjugés.

C’est sur les conseils d’Amandine que j’ai choisi de lire « Nymphéas noirs », qui est sans doute le plus connu des romans de Michel Bussi, mais c’est aussi parce qu’il se déroule à Giverny et fait bien sûr référence aux toiles de Monet. Et je n’ai pas été déçue, au contraire : je m’attendais à un polar bien ficelé, rapide à lire et donc distrayant, et il y a tout cela, mais plus encore.

Comme l’auteur le précise, à part l’intrigue, tout est vrai : les descriptions de Giverny et des environs, les références à Monet et à son œuvre, ainsi qu’au musée de Vernon et au Musée Marmottan. J’ai d’ailleurs appris beaucoup de choses, et le roman est à conseiller avant un voyage à Giverny, puisque l’auteur, par la voix de la narratrice, nous indique les lieux à ne pas manquer, comme celui où l’on a la plus belle vue sur le village, ou des oeuvres moins connues à voir à Vernon…

Il nous prévient aussi que Giverny est devenu une sorte de parc d’attraction, envahi de touristes la journée, et désert en semaine hors saison : il faut donc bien choisir le moment de sa visite ! L’image donnée du lieu n’est pas toujours reluisante, mais la curiosité est attisée, en tout cas en ce qui me concerne, puisque je n’ai jamais eu l’occasion de découvrir Giverny. Le roman de Michel Bussi n’est d’ailleurs pas étranger au succès touristique de Giverny, et l’office du tourisme a même créé un parcours sur les pas du roman de Michel Bussi !

Revenons à l’intrigue, qui se fonde sur trois personnages féminins très différents, mais tout aussi intéressants : la petite Fanette, une jeune fille de onze ans, vive, intelligente et très douée pour la peinture.  Stéphanie Dupain, une très belle jeune femme qui est la maîtresse de l’école du village, et enfin, la narratrice, une octogénaire sombre et mystérieuse, qui passe son temps à espionner les gens du village par la fenêtre de la tour du moulin de Chennevières, ou simplement assise sur un banc. J’oubliais le chien Neptune, seul témoin du crime, et personnage à part entière de par sa simple présence…

Le crime, justement, c’est l’assassinat de Jérôme Morval, un séducteur local, poignardé, puis assommé avec une lourde pierre et enfin noyé dans le ruisseau : aucune chance de réchapper à ce modus operandi pour le moins étrange. Les deux inspecteurs chargés de l’enquête, Laurenç Sérénac et Silvio Benavidès forment un duo attachant, et leur enquête prend un tour nouveau lorsque l’un d’eux tombe amoureux de la belle Stéphanie Dupain, dont on ne sait pas si elle est victime ou suspecte dans cette affaire.

Il y a certes quelques incohérences, comme lorsque les policiers vont arrêter un suspect en pleine partie de chasse : évidemment, il ne faut pas être flic pour se douter que le suspect menacera les policiers de son arme. Pour le reste, j’ai été très surprise de la fin qui semble impossible à deviner dans la mesure où il manque un élément au lecteur pour pouvoir connaître le fin mot de l’histoire !  Tout s’éclaire évidemment, et on ne peut alors qu’admirer l’astuce et la construction narrative !

Nymphéas noirs, Michel Bussi, Pocket n° 14971, septembre 2013, 493 p.

 

Les lectures et avis des membres du Blogoclub :

-Amandine: « Le temps est assassin ».

Ellettres Eve,  sur « Nymphéas noirs ».

Claudia Lucia sur « Un avion sans elle ».

Sharon,  sur « Mourir sur Seine ».

Mistigri, sur « On la trouvait plutôt jolie ».

 

 

 

 

Lu dans le cadre du Blogoclub, et du challenge Polars et thrillers chez Sharon

 

 

 

 

Blogoclub : le rendez-vous du premier mars

Pour la prochaine session du Blogoclub, Amandine et moi vous proposons de découvrir ou re-découvrir l’auteur Michel Bussi. Politologue de formation, il a été professeur de géographie à l’unversité de Rouen. Il a commencé à publier en 2007 et a aussitôt remporté des prix littéraires régionaux. C’est surtout depuis 2010 que ses ouvrages, dont la plupart se déroulent en Normandie, remportent un grand succès à la fois critique et populaire. Ses deux romans « Nymphéas noirs » et « Un avion sans elle » ont également reçu de nombreux prix.

 

 

Auteur populaire, très prolifique, Bussi fait partie du paysage littéraire français : on ne peut pas ne pas remarquer ses romans qui sont toujours en bonne place en librairie ou en bibliothèque ! Une telle mise en avant provoque généralement sur moi un effet rebutant, mais cela faisait longtemps que je me disais qu’il fallait que je passe outre et que je prenne le temps de le découvrir. Ce sera chose faite le premier mars !

Je vous invite à faire de même si vous n’avez pas encore lu cet auteur. Dans l’autre cas, ses titres sont assez nombreux pour que vous en trouviez un que nous ne connaissez pas encore.

 

      

 

 

 

 

 

Alors, qui participe ?

Avez-vous des conseils à me donner pour le choix de mon roman ? « Nymphéas noirs » m’attire beaucoup, bien évidemment, pour Giverny et Monnet… mais je suis ouverte à toute suggestion…

A très bientôt !

Florence.

 

Histoire du lion Personne, Stéphane Audéguy

 

Ce roman fait partie de la sélection 2018 du prix du Meilleur Roman des lecteurs de Points. Les quatre premiers romans que les jurés ont reçus sont :

Histoire du lion Personne, Stéphane Audéguy,

Lucie ou la vocation, Maëlle Guillaud.

Eclipses japonaises, Eric Faye.

Derniers feux sur Sunset, Stewart O’Nan.

 

C’est par l’«Histoire du lion Personne » que j’ai choisi de commencer cette aventure, un choix non réfléchi et dicté seulement par l’envie, la couverture, la quatrième de couverture…

Nous sommes au Sénégal, à la fin du dix-huitième siècle. Jeune orphelin sénégalais, Yacine a à peine treize ans et il a une grande expérience de la vie ; il sait déjà, notamment que « le gros des hommes ignore qu’il va mourir ; ceux qui le savent ne veulent pas, pour la plupart, le comprendre, et n’en tirent aucune conséquence pratique. Seule une poignée d’êtres vit sa vie, sa seule vie ; rien qu’une vie, mais toute entière ».

Déterminé, Yacine veut quitter son village qu’il déteste. Il entreprend le chemin vers Saint-Louis, sur les conseils du prêtre blanc du séminaire qui lui enseignait le « savoir des Blancs » et surtout les mathématiques pour lesquelles Yacine montre des dispositions particulières. Yacine emmène avec lui un lionceau qu’il vient de recueillir. Abandonné par sa mère, ou orphelin, l’animal est venu par surprise se blottir contre Yacine, compromettant ainsi ses chances de survie dans le monde sauvage parce que désormais porteur de l’odeur de l’homme.

Mais le destin en décide autrement pour Yacine : c’est le Directeur de la Compagnie Royale du Sénégal, Jean Gabriel Pelletan, qui va prendre soin du lion désormais dénommé Personne, ainsi que d’un chien, Hercule, qui deviendra le meilleur ami de Personne. Le joli conte que nous propose Stéphane Audéguy peut apparaître comme l’illustration du sort des déracinés : Personne et Hercule n’appartiennent à aucun monde, ils ne font plus partie du règne animal, ils ne seront jamais des hommes. Inadaptés et donc rejetés de tous. Pelletan se sent coupable d’avoir contribué à cette situation, par sensiblerie et par orgueil, pense-t-il, alors qu’il n’avait pour toute autre solution que de les condamner à une mort certaine.

Il ne reste qu’à envoyer les deux animaux à la Ménagerie Royale de Versailles et c’est un troisième homme providentiel qui entoure les deux bêtes de sa bienveillance. Mais les temps sont troubles : famine, froid, révolution, la France n’a que faire des animaux exotiques, même si quelques naturalistes défendent l’intérêt scientifique et essaient d’adoucir le sort des nouveaux arrivés.

Ce premier roman de la sélection au prix du meilleur roman Points met en lumière les mensonges et l’inhumanité des hommes, défauts également partagés sur terre, quel que soit le continent. C’est Adal, personnage secondaire, témoin de ce dix-huitième siècle finissant qui nous offre un regard équilibré sur les travers des hommes. Ajoutons à cela la très belle écriture classique et précise de l’auteur : ce n’est pas un coup de cœur, mais sans aucun doute une très belle lecture que je vous recommande !

 

Histoire du lion Personne, Stéphane Audéguy, Editions Points P4646, août 2017, 166 p.

 

 

 

Bientôt le premier Grand Prix des Blogueurs Littéraires !

C’est une idée qui paraît évidente après coup, mais que personne n’avait encore eue, celle qu’Agathe The Book a lancée il y a quelques jours :  créer un prix littéraire des blogueurs, afin de récompenser un roman de littérature française publié pendant l’année en cours. Bref, une idée géniale !

Les blogueurs littéraires, qu’Agathe considère comme des « lecteurs engagés », sont invités à voter pour « DEUX romans français de l’année qu’ils ont le plus aimé, le roman qui les a marqué, celui qu’ils ont adoré partager ». Sont exclus du vote pour cette année les polars et les romans jeunesse ou young adult, ainsi que les éditions de poche. Mais rien n’empêche d’imaginer que ce prix pourrait se développer à l’avenir et s’ouvrir à d’autres catégories…

Quoi qu’il en soit, le 20 décembre prochain, le roman qui aura été nommé le plus de fois remportera le Grand Prix des Blogueurs Littéraires, sous contrôle d’un huissier de justice, et deviendra ainsi officiellement le premier roman préféré de la Toile !

Une précision importante : le terme « blogueur » est pris au sens large, puisque selon le règlement, il s’agit de « TOUS les blogueurs, ayant un blog actif, un compte Babelio, un compte Booktube, ou bien un compte Instagram ou Facebook OUVERT dans lesquels ils chroniquent, partagent, et interagissent avec d’autres blogueurs ».

Vous trouverez tous les renseignements nécessaires sur le blog d’Agathe ici.

Je vais bien évidemment participer, peut-être in extremis, car j’ai encore un ou deux romans de la rentrée littéraire 2017 à lire et j’aimerais pouvoir les prendre en compte dans mon vote. Pour le moment, j’ai déjà retenu dans ma « présélection » personnelle trois romans. Heureusement, il me reste encore quelques jours pour affiner mon choix.

 

J’invite tous les blogueurs qui ne l’auraient pas encore fait à voter. En effet, plus nous serons nombreux à voter, plus le Grand Prix des blogueurs littéraires sera influent !

Et j’invite bien sûr tous les lecteurs, blogueurs ou non, à suivre les résultats de ce prix !