Archives de tags | Littérature jeunesse

Le merveilleux voyage de Nils Holgersson à travers la Suède, Selma Lagerlöf.

le-merveilleux-voyage-de-nils-holgersson-a-travers-la-suede-jeunesseNée en 1858 en Suède, Selma Lagerlöf, institutrice, est passée à la postérité grâce à ce roman d’initiation devenu un classique de la littérature pour la jeunesse. L’auteure l’avait écrit en réponse à une commande de l’ école publique suédoise, afin de faire connaître la géographie de la Suède aux écoliers du pays. Le livre remporta un concours qui récompensait alors le meilleur livre de lecture pour les écoles. Fait moins connu, Selma Lagerlöf fut aussi la première femme à remporter le Prix Nobel de littérature, en 1909.

Le héros est un jeune garçon qui ne sait « que dormir, manger et faire des bêtises » et notamment tyranniser les animaux de la ferme de ses parents. Un dimanche, alors que ses parents sont au temple, Nils aperçoit un lutin et décide de lui jouer un mauvais tour. Le lutin se venge aussitôt et transforme le garçon en un petit lutin également, doté de la capacité de parler avec les animaux. Nils se rend bien vite compte que les animaux de la ferme savent où habite le lutin qui lui a jeté ce sort, mais refusent d’aider le garçon qui a été si méchant avec chacun d’eux.

C’est alors que passe dans le ciel un groupe d’oies sauvages, en migration vers le Nord. Un jeune jars de la ferme ne résiste pas à l’appel et décide de les accompagner dans leur voyage. Au moment où le jars réussit à s’envoler, Nils oublie sa petite taille et s’accroche au cou du jars pour l’empêcher de partir. Il est emporté dans les airs et quitte ainsi sa Scanie natale pour un voyage qui dure plus de huit mois : toutes sortes de péripéties attendent le jeune garçon et l’amènent à devenir meilleur, à se dépasser et à comprendre qu’il n’a jusqu’alors été que méchant et égoïste. Le roman est certes un peu moralisateur, mais le jeune Nils comprend par lui-même, grâce à l’observation et à l’expérience qu’il tire de ce long périple.

Selma Lagerlöf nous emporte dans un beau voyage au charme désuet, mélangeant le fantastique au roman d’initiation. De la Scanie jusqu’en Laponie, nous découvrons les paysages suédois, les animaux sauvages qui les peuplent et quelques légendes de ces contrées nordiques. Je n’ai qu’un regret : n’avoir pas lu le texte intégral, ce qui n’est précisé nulle part dans cette édition Jeunesse. Je me suis vite rendu compte que le récit était incomplet. La présente édition n’est en effet qu’une version réduite des aventures de Nils Holgersson.

Le fait est important, car cette édition est destinée aux jeunes de onze ans et plus. D’une part, le sujet est très éloigné de ce que lisent les plus de onze ans et risque donc de ne pas leur plaire et d’autre part, le vocabulaire facile et la simplicité de l’intrigue conviennent davantage à des enfants de classes primaires. L’indication de l’âge au dos du roman me semble donc largement sur-évaluée. Quant à moi, je ne résiste pas à inscrire dans ma liste d’envies l’édition intégrale publiée chez Actes Sud :

 

merveilleux-voyage-de-nils-holgersson-actes-sud
Le merveilleux voyage de Nils Holgersson à travers la Suède, Selma Lagerlöf, traduit du suédois par Agneta Ségol et Pascale Brick-Aida, illustrations de Michel Boucher, Flammarion jeunesse, Paris, 2010, 132 p, à partir de 11 ans.

 

Livre lu dans le cadre du challenge Objectif PAL chez Antigone, du challenge Femmes de lettres chez George et du challenge nordique chez Marjorie.

objectif-paldames de lettreschallenge nordique 2016

Lectures d’enfance : mes petites madeleines…

 

C’est en lisant il a peu un billet d’Ellettres, qui faisait référence aux romans d’Hector Malot, « Sans famille » et « En famille », que j’ai éprouvé une petite bouffée de nostalgie envers les lectures de mon enfance. Comme beaucoup de lecteurs, j’ai pleuré sur les aventures de Rémy, que j’avais pour ainsi dire oubliées.

En effet, quand mes enfants étaient petits, je n’ai jamais pensé à rechercher pour eux les romans d’Hector Malot. En revanche, « Oui-Oui », « Le club des cinq » et plusieurs autres de mes héros, sont devenus les leurs (tandis que leur Harry Potter devenait aussi mon héros! ).

Ainsi, je me suis rendue compte que parmi les lectures que j’ai tant aimées, il y en a beaucoup auxquelles je n’ai plus pensé pendant des … décennies ! Elles étaient enfouies sous des montagnes d’auteurs, de pays, de couleurs, de mots et de lettres. Et pourtant, un seul titre,  « Sans famille », a suffi pour que je revoie immédiatement la belle couverture bleu turquoise de l’exemplaire cartonné de que j’ai lu deux ou trois fois.

D’où l’idée de dresser la liste des romans de mon enfance, de revoir leur couverture d’origine, pour ceux qui ont été réédités par la suite, bref, de m’offrir quelques petites madeleines, particulièrement réconfortantes en ces temps moroses.  Cela vous donnera peut-être envie de vous prêter également à l’exercice…

 

On commence par le début, « Oui-oui », en bibliothèque rose, mon héros au CP : quelle joie de savoir lire !

 

oui-oui et la voiture jaune

 

Puis la Comtesse de Ségur avec « Les malheurs de Sophie »,  suivi des « Petites filles modèles » de « Jean qui pleure et Jean qui rit » et « Un bon petit diable ».

 

Les malheurs de Sophie

 

Et bien sûr, « Le club des cinq », dont j’ai dévoré plusieurs fois toute la série. Il est vrai qu’on avait le temps de lire alors ! Des livres que j’ai malheureusement vendus dans une brocante, à l’époque où il n’était pas encore question d’en simplifier l’écriture. Heureusement, j’ai pu les racheter dans la version originale pour mes enfants !

 

Le club des cinq en vacances

 

Pour continuer dans la même veine,  « Le clan des sept », de l’excellente et décidement incontournable Enid Blyton, qui a fait aimer la lecture à des générations entières d’enfants !

 

le clan des sept

 

Juste après, la bibliothèque verte, avec « Les six compagnons » de Jean-Jacques Bonzon, dans le quartier de la Croix-rousse à Lyon. Ah, le chien Kafi… Et comme j’aurais aimé être Mady, qui aidait les six compagnons dans leurs enquêtes !

 

Les six compagnons

.

Bien sûr, Hector Malot, celui dont je vous parlais au début de ce billet, « Sans famille » avec l’émouvant Rémy, recueilli par Vitalis.  Suivi par « En famille« , moins connu.

 

947415925

 

Ensuite, les beaux exemplaires de « La petite maison dans la prairie », de Laura Ingalls. Plusieurs tomes, dont je me suis régalée.

 

la petite maison dans la prairie

 

On continue avec l’adolescence : René Philippe et la série des « Sylvie », jeune mariée intrépide et pleine d’humour.

 

Sylvie rené philippe

 

Et pour continuer avec le suspense, les aventures de « Bob Morane » et de Bill Balantine, de Henri Vernes, qui plaisaient davantage aux garçons, mais l’Ombre jaune me faisait frémir…

 

L'ombre jjaune bob morane

 

N’oublions pas la très romantique « Barynia » de Henri Troyat : la série « La lumière des justes » qui se passait en Russie, à la fin du XIXème siècle, après le coup d’état des décembristes, à l’origine sans aucun doute de mon amour pour la littérature russe et pour tout ce qui a trait à la Sibérie !

 

La barynia

Les dames de sibérie

La gloire des vaincus

 

Un roman qui se déroulait là où j’allais en vacances, en montagne. Les premiers sentiments amoureux, avec « La tue-Mouche » de Jean-Hugues Malineau.

la tue-mouche

 

Et pour terminer, en beauté, Daphné du Maurier avec « Rebecca », un grand souvenir de lecture !

 

Rebecca

 

Et vous, quelles étaient les lectures préférées de votre enfance ?