Archives de tags | Russie

Transsibérien, Dominique Fernandez.

Restons encore un peu en Sibérie, le week-end hivernal s’y prête bien, même si le voyage que nous propose Dominique Fernandez se déroule en juin et juillet.

Pour moi le Transsibérien est un mythe. Il représente « Le Voyage » parce qu’il réunit tous les éléments qui, dans un voyage, me font rêver : l’éloignement, les grands espaces, la découverte, le dépaysement , la curiosité attisée et surtout, surtout, la durée.

A elle seule, la durée permet de prendre conscience des distances, de la vastitude de notre planète (vastitude, un mot qui s’applique si bien à ces contrées décrites par l’auteur et où les bouleaux défilent pendant des heures, des jours…). La durée, qui est si peu recherchée de nos jours et qui pour moi est pour beaucoup dans l’attirance que j’éprouve pour ce voyage ferroviaire au long cours.

Le Transsibérien, c’est aussi l’histoire et la géographie entremêlées : celle de la Grande Russie et de tous ses excès,  celle de ces prisonniers politiques qui ont participé à la construction de cette voie qui a relié la partie européenne de la Russie à l’Asie. Moscou, Vladivostok, tout un programme, et ces noms familiers lus dans tant de récits historiques : Nijni-Novgorod, Irkoutsk, villes mythiques elles aussi…

Dominique Fernandez a fait partie en 2010 d’un groupe d’écrivains invités à faire le voyage. L’ouvrage qu’il nous en a livré est riche de références littéraires, historiques, géographiques, culturelles et sociales, ainsi que de rencontres, certes provoquées parce qu’organisées, mais toujours intéressantes grâce à son interprétation personnelle. Le livre est illustré de photographies de Ferrante Ferranti, lui aussi du voyage, et qui figurent également dans l’édition de poche. Un récit foisonnant !

Transsibérien, Dominique Fernandez, photographies de Ferrante Ferranti, Bernard Grasset, Paris, janvier 2012, 300p.

Transsibérien, Dominique Fernandez, photographies de Ferrante Ferranti, Le livre de poche, Paris, février 2013, 320p.

 

Lu dans le cadre du challenge Objectif PAL 2017.

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Blogoclub : Dans les forêts de Sibérie, Sylvain Tesson

« Dans les forêts de Sibérie » est un récit que j’avais lu pour la première fois lors de sa sortie en 2011, peu avant la création de mon premier blog et je n’ai donc jamais eu l’occasion d’en parler. Le Blogoclub me permet aujourd’hui de le faire et je me suis replongée dans la lecture du livre de Sylvain Tesson que j’ai apprécié tout autant, sinon plus que la première fois.

Lassé des voyages qui ne lui apportent plus la paix, l’auteur espère retrouver cette sensation dans l’immobilisme. Il s’était justement promis qu’avant ses quarante ans, il passerait quelques mois dans une cabane isolée, et un voyage au bord du lac Baïkal quelques années auparavant l’avait convaincu que l’endroit était idéal pour tenir sa promesse. C’est ainsi qu’en février 2010, il s’installe dans une cabane de neuf mètres carrés, au bord du lac, avec pour voisins proches, Sergueï et Natasha, les gardiens de la station scientifique de Pokoïniki, située à 50 kilomètres au sud !

A ceux qui s’interrogeraient sur ce choix de l’érémistisme, Sylvain Tesson avait décidé de répondre que c’est parce qu’il avait de la lecture en retard (nous savons tous ce qu’il nous reste à faire !). En effet, en plus d’une liste de produits d’épicerie non périssables, de vêtements, de quelques ustensiles et outils nécessaires à la survie en milieu hostile et de quelques agréments supplémentaires comme de la Vodka et des cigares, l’auteur a emporté une soixantaine de livres qu’il a choisis soigneusement : de quoi nourrir les réflexions de l’ermite naissant pendant ces six mois de retraite loin des fureurs de la ville.

« Le froid, le silence et la solitude sont des états qui se négocieront demain plus cher que l’or ».

Sylvain Tesson ne rejette pas le modernisme mais sélectionne juste ce qui est bon dans celui-ci ; ainsi, il équipe sa cabane de panneaux solaires qui alimenteront en électricité un petit ordinateur, qui lui fera vite défaut d’ailleurs. Faisant sienne l’idée du géographe Elisée Reclus pour lequel l’homme survivra dans « l’union du civilisé et du sauvage », Sylvain Tesson sait qu’il ne suffit pas, comme le font beaucoup de nos contemporains, de parler d’amour de la nature et de décroissance, il faut au contraire « aligner nos actes et nos idées ».

Comme à son habitude, Sylvain Tesson nous livre ses réflexions sur le monde. Il propose à celui qui se dit révolutionnaire ou veut l’être, de devenir ermite car celui-ci « ne demande ni ne donne rien à l’état. Son retrait constitue un manque à gagner pour le gouvernement ». Il est heureusement possible, précise-t-il, d’atteindre « cet ascétisme révolutionnaire en milieu urbain », en se tenant à l’abri, dans « le murmure des livres ».

Chez Tesson, tout est prétexte à convoquer des références culturelles et des souvenirs de lectures. Les silhouettes des personnes qui l’accueillent évoquent pour lui un tableau de Bruegel. La forêt, cette « armée engloutie dont ne dépasseraient que les baïonnettes », lui rappelle une visite au musée de la Grande Guerre à Verdun… Il regrette d’ailleurs la perte générale du sens esthétique : « la ruée des peuples vers le laid fut le principal phénomène de la mondialisation » nous assène-t-il fort justement.

Mais surtout, l’auteur apprend la contemplation et s’émerveille des ressources de ce bout de terre et d’eau glacées et nous livres des passages splendides consacrés à la nature, aux phénomènes météorologiques, aux animaux. Il fait l’éloge de l’immobilisme, du spectacle unique du lac dont les innombrables variations de la lumière emplissent sa journée au-delà de ses espérances.

« Dans les forêts de Sibérie » est une invitation à la contemplation, à la réflexion et à la recherche d’une liberté intérieure dont le monde moderne nous prive. L’auteur, adepte des aphorismes, a le sens de la formule et son récit est émaillé de considérations politiques, au sens premier, grec et noble du terme. Il nous révèle aussi le monde dans son état le plus pur. Il nous montre la nécessité, et la possibilité, de ne pas nuire, ni à autrui, ni à la nature.

Et puis, à défaut de me convaincre d’aller vivre au fond des bois, il m’a donné envie de lire et relire tant d’auteurs, aussi différents que Rousseau et Casanova !

Un coup de cœur !

Dans les forêts de Sibérie, Sylvain Tesson, Folio Gallimard n°5586, Paris, 290 p.

 

 Un petit mot sur le film :

« Dans les forêts de Sibérie » a été librement adapté au cinéma par Safy Nebbou avec Raphaël Personnaz dans le rôle de Sylvain Tesson.  Un très beau film, avec de magnifiques paysages, qui n’a cependant que peu à voir avec le livre. On n’y retrouve évidemment pas la dimension de la réflexion, essentielle dans le récit.

Les avis des membres du Blogoclub :

Je vous invite à lire les avis des membres du Blogoclub, intéressants notamment parce qu’ils sont très différents les uns des autres. Le livre cette fois ne fait pas l’unanimité !

 

« Dans les forêts de Sibérie » :

-Amandine

-Claudia Lucia

Gambadou

-Itzamna

-Praline

-Sylire

Titine.

-Hélène a lu « L’usage du monde » de Nicolas Bouvier.

 

Une journée d’Ivan Denissovitch, Alexandre Soljenitsyne

 

Pendant la guerre froide, Alexandre Soljenitsyne fut l’un des dissidents russes les plus connus dans le monde occidental. Deux de ses livres y furent d’ailleurs publiés, puis il obtint en 1970 le Prix Nobel de littérature. En 1973, parut en France L’archipel du goulag, dans lequel Soljenitsyne dénonçait la répression soviétique. L’auteur fut alors déchu de sa nationalité russe et expulsé. Installé en Suisse, puis aux Etats-Unis, il ne rentrera dans son pays qu’après la chute de l’URSS, et y mourra en 2008.

Mais avant d’être connu en occident, Alexandre Soljenitsyne avait publié en 1962, en URSS même, un petit roman accepté par la censure de Khrouchtchev, lequel avait vu dans la dénonciation des abus de Staline, concernant en l’occurrence les camps de travaux forcés, la possibilité de montrer qu’il prenait quant à lui un virage modéré.

Dans Une journée d’Ivan Denissovitch, Soljenitsyne nous plonge en effet dans le quotidien de Choukhov, un « zek », nom donné aux prisonniers des camps de travaux forcés dans les années cinquante. On y découvre toute l’horreur des camps de concentration de l’époque stalinienne, au cours d’un récit qui accompagne Choukhov et les autres zeks de sa brigade, de leur lever, à 5 heures du matin, jusqu’à leur coucher vers 22 heures, au terme d’une longue et éprouvante journée de travaux de construction, dehors, par moins 29°!

Dans ce récit, Soljenitsyne a choisi pour héros un homme simple et bon mais néanmoins débrouillard; Choukhov s’en sort malgré tout. En silence, il résiste. Toute son attention est tendue vers un seul objectif : se nourrir. Il tire ainsi quelques instants de bonheur de ce qui n’est plus rien pour nous, quelques dizaines de grammes de pain supplémentaires. Son quotidien si difficile est fait de petites victoires, comme obtenir un bol de soupe claire en plus. Il se réchauffe en travaillant et arrive même à y prendre un peu de plaisir. Un quotidien où l’acte de vivre, seulement vivre, est héroïque !

Choukhov a été inspiré à Soljenitsyne par un soldat qu’il avait côtoyé pendant la guerre. Les autres personnages sont quant à eux bien réels et sont des prisonniers avec lesquels l’auteur a vécu, lors de sa détention au sein d’un camp spécial où il a travaillé comme maçon. Car Soljenitsyne a lui-même purgé huit ans de détention et trois ans de relégation, pour avoir « prétendument insulté Staline dans une lettre à un ami » (note de l’éditeur).

Un texte à ne surtout pas manquer.

Coup de coeur !

 

Une journée d’Ivan Denissovitch, Alexandre Soljenitsyne, traduit du russe par Lucia et Jean Cathala, Robert Laffont, Pavillons poche, Paris, 2010, 228p.

 

Participation au challenge Objectif PAL 2017

Blogoclub, écrivains-voyageurs : le résultat des votes

Le livre retenu pour notre prochain rendez-vous du Blogoclub, consacré aux écrivains-voyageurs, est :

 

Dans les forêts de Sibérie, de Sylvain Tesson.

 

Voici les références du livre en format de poche :

Dans les forêts de Sibérie, février – juillet 2010.
Collection Folio (n° 5586)
Parution : 26-04-2013
Ou encore, en version audio :
 Merci à tous ceux qui ont participé en proposant leurs suggestions et en votant !  Les nouveaux membres sont les bienvenus et vous pouvez toujours vous inscrire par mail à l’adresse suivante : lecturecommune@yahoo.fr.
On se retrouve le premier décembre, ici et chez Amandine.
Bonne lecture à tous !

S’abandonner à vivre, de Sylvain Tesson

« S’abandonner à vivre » illustre à nouveau le talent de Sylvain Tesson pour la nouvelle. L’aventurier érudit avait en effet reçu en 2009 le prix Goncourt de la nouvelle pour « Une vie à coucher dehors ». Les nouvelles qu’il présente ici sont de la même veine. Elles se déroulent dans les pays et villes qu’affectionne particulièrement l’auteur, la Russie notamment, et surtout la Sibérie, ainsi que l’Afghanistan, la Chine, l’Afrique du Nord, mais aussi la Suisse et… Paris.

Comme à son habitude, Tesson parsème ses textes de références littéraires ou philosophiques. Il souligne aussi quelques stéréotypes, comme lorsqu’il fustige l’opinion que nous, occidentaux, avons généralement des Russes, lorsque nous oublions que ceux-ci ne peuvent pas se relever en un clin d’œil de plusieurs décennies d’un communisme qui a détruit le pays tout entier.

Il y a du vaudeville dans ces nouvelles, tout particulièrement dans « La bataille » (celle de Borodino) et « La gouttière ». Cette dernière prend un sens particulier quand on sait que Sylvain Tesson a été victime d’une très mauvaise chute il y a deux ans, alors qu’il escaladait la façade d’un chalet à Chamonix !

Il y a également de la farce dans « Le téléphérique », de la sagesse dans « Le train », et sans aucun doute une bonne dose d’autobiographie et d’anecdotes vécues dans l’ensemble du recueil. Sylvain Tesson excelle dans ce genre difficile, parfois peu prisé des francophones, dont il maîtrise très bien l’art de la chute. Les dénouements nous laissent souvent souriants, parfois étonnés, mais jamais indifférents. Les personnages que décrit l’auteur sont confrontés à leur destin, tantôt prévisible, tantôt ironique, mais Sylvain Tesson réussit à ne pas être pessimiste : devant la force du destin, devant l’ironie du sort, il ne voit qu’une seule attitude possible : s’abandonner à vivre …

 

S’abandonner à vivre, Sylvain Tesson, Folio n° 5948, Mai 2015, 256 p.

 

Livre lu dans le cadre du challenge Objectif PAL 2017 chez Antigone

Limonov, d’Emmanuel Carrère.

 

A45089_Limonov.inddLe blogoclub est consacré aujourd’hui à un écrivain français que je n’avais jamais lu, Emmanuel Carrère, et qui ne m’attirait guère jusqu’alors.  Première étape de la découverte : explorer sa biographie et surtout ses publications pour faire un choix. L’auteur a publié plusieurs romans mais, depuis les années 2000, il consacre surtout ses travaux à des récits qu’il écrit à la première personne, se mettant en scène dans la vie des autres. Il agit comme un enquêteur et d’ailleurs, il s’intéresse à des sujets bien réels, tels des faits divers qui l’ont intrigué.

J’ai donc procédé par élimination pour effectuer mon choix, tant la vie de l’imposteur Jean-Claude Romand, ou le tsunami de 2004 m’inspiraient peu. Il en allait de même pour son dernier ouvrage, « Le Royaume », consacré aux origines de la chrétienté et à son influence sur le monde actuel, mais ici plutôt parce que l’ouvrage me semblait ardu.  En revanche, parce que le récit a trait à la culture et l’histoire russes, mon choix s’est porté sur « Limonov », que Carrère a publié en 2011 et pour lequel il a reçu le prix Renaudot.

Emmanuel Carrère y raconte la vie d’Edouard Limonov, écrivain et dissident né à Moscou en 1943. L’homme a un itinéraire pour le moins rocambolesque qui l’a amené à fréquenter des milieux très divers. Petite frappe risquant de tomber dans la délinquance à Kharkov, il mène ensuite une vie de bohême à Moscou où il croise de nombreux poètes, avant d’émigrer avec son amie du moment à New York où il reçoit aussitôt l’aide de prestigieux émigrés russes. Les années quatre-vingt seront parisiennes pour Limonov qui sort enfin de la misère et de l’anonymat. Puis Limonov retrouvera son pays, quitté quatorze ans auparavant, et y rentrera après un détour par l’ex-Yougoslavie qui est alors en pleine guerre, afin d’y mener un combat politique.

Le plus grand intérêt du récit a été pour moi le large panorama de l’intelligentsia russe qu’il nous offre puisque Limonov a croisé de grands écrivains et artistes russes. De même, Emmanuel Carrère y dessine en creux l’histoire de l’Union soviétique des années cinquante jusqu’à la Russie de Poutine. Quant à l’auteur lui-même, il est toujours présent en filigrane du récit et plus particulièrement dans les années quatre-vingt, époque où il a connu Edouard Limonov à Paris.

Le récit d’Emmanuel Carrère est très intéressant et très riche, même si la forme adoptée par l’auteur m’a laissée un peu sur ma faim : il semble, d’après Emmanuel Carrère, que ce ne soit pas une véritable biographie et pourtant on voit mal quelle est la part de la fiction dans ce récit. Une biographie romancée donc ? Soit. Limonov en tous cas, constitue un personnage romanesque en puissance. Un concentré d’âme russe, tant il est difficile à cerner, excessif et sincère. Un homme très déterminé qui a combattu toute sa vie pour différentes causes, qu’il s’agisse de la poésie, de la littérature, comme de l’action politique jusqu’au combat militaire !

Une belle découverte, d’un écrivain-aventurier que je ne connaissais pas, comme d’un auteur dont j’avais une image plutôt négative, je ne sais pas pourquoi… Je suis donc curieuse de découvrir les avis sur d’autres livres d’Emmanuel Carrère.

Limonov, Emmanuel Carrère, Folio n°5560, mars 2013, 489 p.

 

Livre lu dans le cadre du Blogoclub de Sylire.

blogoclub

L’archipel d’une autre vie, Andreï Makine

larchipel-dune-autre-vie-andrei-makineRetour aux découvertes de la rentrée littéraire avec « L’archipel d’une autre vie » publié par l’académicien Andreï Makine : j’attendais avec impatience de lire ce roman dont la couverture, comme le titre et le nom de l’auteur, évoquent les grands espaces, le froid limpide mais sévère de la Sibérie, l’aventure, l’inconnu…

Et de fait, l’auteur nous emmène en Sibérie orientale, où nous rencontrons un jeune orphelin envoyé à Tougour pour y faire un stage d’apprentissage. Il y croise un homme qui lui raconte une histoire étrange et mélancolique, celle de sa vie : Pavel Gartsev n’avait que vingt-sept ans en 1952 et la vie semblait s’arranger pour lui, malgré les circonstances. Il venait de rencontrer Svéta qu’il espérait épouser bientôt. Mais alors qu’il n’était plus sûr de ce mariage, il fut mobilisé par le comité militaire et saisit cette occasion pour se libérer de ses entraves sentimentales.

Au terme de sa mobilisation, Pavel Gartsev fut envoyé avec quelques camarades sur les traces d’un fugitif : commence alors un long voyage au sein de la taïga, sous les ordres de l’odieux capitaine Louskass. La mission s’avère plus difficile que prévue. La marche se prolonge, les hommes suivent le fugitif mais ne parviennent pas à le rejoindre, ni à l’attraper. Il est d’ailleurs très rusé. Bientôt, avec la fin du dernier mois d’été, les jours déclinent et le mauvais temps se profile. Il est temps de passer à l’action, d’encercler le fugitif, puis de rentrer au camp, la mission accomplie.

Mais la chasse à l’homme prend une autre dimension lorsque Pavel découvre l’identité du fugitif. Tout bascule, et Pavel se trouve face à son destin, un destin qu’il choisit de mener vers l’Archipel des Chantars, en plein Pacifique, où il pourra enfin vivre « une autre vie »…

Le nouveau roman d’Andreï Makine est une sorte de conte qui commence doucement, puis prend son envol peu à peu, pour finir par se laisser emporter par un souffle puissant, violent et doux à la fois, qui mène vers une autre vie, celle de l’amour, aux confins de l’Extrême-Orient russe : un très beau texte, à ne pas manquer !

 

L’archipel d’une autre vie, Andreï Makine, Seuil, Paris, août 2016, 283 p.

 

Lu dans le cadre du challenge 1% de la rentrée littéraire

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