Le commissaire Brunetti reçoit une collègue de sa femme qui s’inquiète pour son fils adolescent et espère de Brunetti qu’il puisse enquêter aux abords du lycée et mettre un frein au trafic de drogue qui, d’après les rumeurs, semble y sévir. Quelques jours après, le père du jeune homme est retrouvé en pleine nuit, gravement blessé au pied d’un pont. Brunetti ne croit pas aux coïncidences et commence son enquête…
J’ai été un peu déçue par ce roman : Donna Leon s’essoufflerait-elle ? Il y a une assez grande inertie dans ce nouvel épisode ; on sait que les enquêtes de Brunetti sont lentes et que l’intrigue n’est pas ce qui attire principalement les lecteurs assidus, mais cette fois, je me suis un peu ennuyée. Bien sûr, les ingrédients qui font le charme des enquêtes du commissaire Brunetti sont toujours présents, notamment la ville de Venise qui est le véritable personnage principal des romans de Donna Leon. Mais la critique de problèmes sociaux ou politiques, ou la mise en avant de questions d’actualité comme les dérives du tourisme de masse, font ici place à la dénonciation d’une une escroquerie certes intelligente, mais banale pour le lecteur.
Il est vrai qu’au 27 ème tome, il peut devenir difficile de se renouveler. Le fait que le volume précédent ait été un excellent opus joue sans doute également. Si vous êtes un inconditionnel de Donna Leon, vous lirez sans doute « La tentation du pardon », surtout depuis qu’il est sorti en format de poche. Sinon, je vous conseille plutôt l’excellent « Les disparus de la lagune », son précédent ouvrage. Je ne sais pas si Donna Leon poursuit son œuvre : peut-être le prochain épisode se déroulera-t-il dans une Venise désertée par les touristes ? On suivra bien sûr, quand même …
La tentation du pardon, Donna Leon, traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Gabriella Zimmermann, Editions Points, collection Policiers, 312 p.
Lu dans le cadre du challenge polars et thrillers chez Sharon.