Blogoclub, écrivains-voyageurs : le résultat des votes

Le livre retenu pour notre prochain rendez-vous du Blogoclub, consacré aux écrivains-voyageurs, est :

 

Dans les forêts de Sibérie, de Sylvain Tesson.

 

Voici les références du livre en format de poche :

Dans les forêts de Sibérie, février – juillet 2010.
Collection Folio (n° 5586)
Parution : 26-04-2013
Ou encore, en version audio :
 Merci à tous ceux qui ont participé en proposant leurs suggestions et en votant !  Les nouveaux membres sont les bienvenus et vous pouvez toujours vous inscrire par mail à l’adresse suivante : lecturecommune@yahoo.fr.
On se retrouve le premier décembre, ici et chez Amandine.
Bonne lecture à tous !
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L’homme qui s’envola, Antoine Bello

Walker a tout réussi : à quarante-trois ans, il dirige une entreprise florissante. Il s’entend à merveille avec son épouse Sarah. Ils ont trois enfants qui ne posent aucun problème majeur. Ils sont appréciés de leur entourage et sont heureux de vivre au Nouveau-Mexique, à Albuquerque ; dans une très belle maison, cela va de soi…

Walker ne regrette qu’une chose : ne jamais disposer de temps pour faire ce qu’il aime. Et pourtant Walker aime aller vite, il lui faut de l’action en permanence et il a développé toutes sortes de stratégies pour gagner du temps en toutes circonstances. Mais il a l’impression de ne plus rien contrôler, de se retrouver embrigadé dans un futur qui se déroule devant lui, dessiné jusque dans ses moindres détails.

Alors, bien qu’il aime sa femme, bien qu’il ne songe pas un instant à abandonner ses enfants, il joue à imaginer comment il pourrait fuir ce quotidien devenu trop pesant. Il va même jusqu’à faire des préparatifs pour organiser sa possible disparition. Cela le rassure, l’amuse et ne porte pas à conséquence. Jusqu’à ce que, poussé naturellement, de par son caractère, vers l’accomplissement de ce qu’il entreprend – il ne procrastine jamais, lui -, il en vienne à projeter son avion sur une montagne, après avoir pris soin de s’en éjecter auparavant. Tout était prêt, bien entendu, pour qu’il apparaisse évident à tous que Walker n’avait pas pu réchapper à cet horrible accident.

Walker avait bien pensé que l’assurance, contractée quelques années plus tôt afin de protéger son entreprise en cas de disparition prématurée de son patron, rechignerait à payer : les sommes en jeu sont en effet trop énormes pour qu’une enquête ne soit pas, au minimum, envisagée. Mais comble de malchance pour Walker, c’est à Nick Shepherd, un véritable génie dans son domaine, qu’il incombe de résoudre cette affaire particulièrement difficile.

Ouvrir un roman d’Antoine Bello signifie se lancer dans une aventure plus ou moins rocambolesque, toujours intelligente, au cours de laquelle on ne s’ennuie pas un instant : jusqu’à la fin, on se demande qui va gagner cette chasse à l’homme. Comme d’habitude, l’auteur nous propose un roman très bien ficelé, un thriller psychologique qui n’a pour raison d’être que l’envie d’illustrer le besoin de liberté de l’homme moderne.

Certes, « L’homme qui s’envola » pose quelques questions, mais n’a pas la prétention de vouloir y répondre. Il n’est jamais moralisateur et pousse les lecteurs, qui pourraient à juste titre se prendre à juger sévèrement Walker de son attitude irresponsable ou s’interroger sur le rôle joué par son épouse, à préférer se laisser gagner par le plaisir de l’aventure elle-même… un très bon divertissement !

 

L’homme qui s’envola, Antoine Bello, Gallimard, Paris, avril 2017, 317 p.

 

 

La fin de la solitude, Benedict Wells

 

Benedict Wells est présenté comme le jeune prodige de la littérature allemande : à trente-trois ans, il compte déjà plusieurs livres à son actif. « La fin de la solitude » est son quatrième roman, paru en 2016 en Allemagne. Les éditions Slatkine et Cie ne s’y sont pas trompées, qui en publient aujourd’hui la traduction française. Ce roman fait partie des belles surprises de la rentrée littéraire 2017.

« La fin de la solitude » est le récit d’une enfance difficile, qui avait pourtant commencé sous les meilleurs auspices. Jules est le fils cadet d’une famille allemande de trois enfants. Chaque année, les Moreau, qui vivent à Munich, se rendent en France dans un village situé près de Montpellier, d’où le père est originaire : des racines françaises, mais qui ont peu imprégné les enfants qui se sentent étrangers et observent de loin les petits Français. Jules conserve quelques bons souvenirs de ces vacances en compagnie de son frère Marty et de sa sœur Liz, mais on sent tout de suite qu’un événement funeste plane sur la famille. Les souvenirs de France seront à jamais marqués par le drame qui, cette année-là, emporte les parents de Jules, réduisant à néant le bonheur d’une famille unie.

De retour en Allemagne, les enfants sont placés en internat. Ils sont séparés en raison de leurs différences d’âge. Pour Jules, enfant sensible, commence une période très dure, « un mélange de stupeur obscure et d’un épais brouillard, parfois traversé de brèves réminiscences ». Jules se trouve notamment marqué par le cadeau que lui avait fait son père, -un appareil photo coûteux- et plus encore par un conseil que celui-ci lui avait donné, insistant sur l’importance d’avoir « un véritable ami, une âme sœur », plus encore que de trouver l’amour.

L’enfance et l’adolescence de Jules se transforment en  quête pour trouver ce véritable ami. C’est alors qu’il rencontre Alva, jeune pensionnaire de son âge qui devient sa « famille de substitution ». Jules pense que cette amitié met définitivement un terme à sa solitude, mais les années passent et Alva s’éloigne de lui.

C’est sur un lit d’hôpital, immobilisé par un accident de moto, que Jules, la quarantaine, père de famille, fait défiler ces images du passé, et bien d’autres encore, pour tenter de répondre à une question qui le taraude : « qu’est-ce qui détermine une vie ? ».  Une plongée dans son enfance, sa vie de jeune adulte qui lui permet de trouver la sérénité, en même temps que la réponse à sa question.

Le roman de Benedict Wells est indéniablement triste et sombre, mais il est servi par une écriture lumineuse qui adoucit les coups du destin, en laissant affleurer des sentiments positifs. Jules rencontre de nombreux obstacles, son frère et sa sœur ne lui sont d’abord d’aucune aide, puis ils se rapprochent. Jules le regrette mais ne leur en tient pas grief : il comprend qu’eux aussi sont marqués par la tragédie et ont du mal à trouver leur place dans le monde.

La sensibilité de Jules, son empathie avec les autres, l’aident à surmonter des moments d’abattement profond ; à trouver « son âme sœur », comme le lui conseillait son père, même si Jules se trompe sur la nature du sentiment qu’il éprouve ; et enfin, à se forger une philosophie qui l’aidera à surmonter ce poison que représente une enfance difficile. A la fin, Jules est prêt, et nous ne doutons pas que sa vie sera désormais aussi lumineuse que sa personnalité.

« La fin de la solitude » a reçu en 2016 le Prix de littérature de l’Union européenne qui récompense les meilleurs écrivains émergents en Europe.

La fin de la solitude, Benedict Wells, traduit de l’allemand par Juliette Aubert, éditions Slatkine et Cie, Genève, août 2017, 288 p.

 

6ème participation au challenge de la rentrée littéraire chez Sophie. 

 

 

 

Zéro, de Marc Elsberg

Comme l’auteur tient à le souligner dans son prologue, bien qu’il puisse être considéré comme une dystopie, « Zéro » est très peu éloigné de la réalité puisque toutes les technologies évoquées dans le roman existent bel et bien. L’auteur de « Black-out », qui est un expert scientifique en matière de nouvelles technologies avant d’être un romancier, veut attirer notre attention sur des réalités qu’il considère comme dangereuses et le thriller dystopique qu’il nous propose convient à merveille pour diffuser ce genre de message tout en étant captivant.

Cinthia est journaliste au Daily à Londres. Son quotidien se voit bouleversé lorsqu’une organisation mystérieuse qui se présente sous le nom de Zéro publie sur Internet les images en direct du Président des Etats-Unis, en train de jouer jouant au golf, entouré de sa famille. Des drones se sont en effet invités dans les vacances présidentielles et le suivent pendant de longues minutes, alors que le service de sécurité, paniqué, tente de mettre le président à l’abri, faisant ainsi la démonstration de son incompétence…

Le rédacteur en chef du Daily, Anthony Heast, décide de se lancer sur les traces de Zéro, un groupe d’activistes du Net désireux de sensibiliser la population à la surveillance de la société que les nouvelles technologies mettent en place insidieusement. Cinthia est, par nature, réfractaire à ces nouveautés qui sont selon elle bien loin de la modernité, en ce qu’elles limitent les libertés fondamentales. Elle comprend d’autant mieux la résistance menée par Zéro.

En revanche, elle n’a pas conscience des dérives qui menacent les jeunes et en particulier sa fille Viola. Et c’est parce qu’elle prête à Viola les lunettes connectées qu’elle essayait dans le cadre de son travail de journaliste qu’elle se trouve confrontée à la mort d’un ami de sa fille. Cinthia découvre alors avec stupeur que sa fille, comme les autres étudiants, vendent leurs données personnelles en échange de l’utilisation gratuite des « Act App », des applications qui les conseillent dans tous les domaines de la vie quotidienne.

Après une rapide enquête, Cinthia se rend compte que ces applications, qui influencent leurs utilisateurs, ont parfois des conséquences dramatiques : le nombre de mort non naturelles apparaît d’ailleurs anormalement élevé chez les utilisateurs des « Act App » !  Cinthia se lance alors dans une course qui la conduit de Londres à Vienne, puis à New York, avec comme objectif la volonté de préserver son esprit critique à tout prix : pas facile en effet de ne pas se laisser aller à la facilité que permettent les nouvelles applications et que l’on tente de lui imposer de toutes parts !

Après « Black-out », Marc Elsberg signe un nouveau thriller qui vise avant tout à attirer notre attention sur les risques et les menaces que font peser sur le monde l’excès de surveillance et de transparence. Certes, j’avais été davantage impressionnée par « Black-out », mais c’est sans doute parce que je n’imaginais pas les menaces qui pesaient sur nous en cas de rupture de l’approvisionnement en électricité. Au contraire, les excès des nouvelles technologies en matière de surveillance et plus encore, de modification des comportements, sont un des sujets qui me préoccupent tout particulièrement, peut-être parce que je ressens avec beaucoup d’acuité leur intrusion dans notre vie. Je n’ai donc pas été surprise par ce que je lisais, mais plutôt admirative par la façon dont l’auteur illustre le message qu’il veut nous délivrer. Rien que pour cela, ce roman est donc à diffuser largement autour de soi !

Zéro, Marc Elsberg, traduit de l’allemand par Pierre Malherbet, Le livre de poche n°34486, avril 2017, 505p. 

 

Livre lu dans le cadre du challenge Polars et Thrillers chez Sharon et du challenge Objectif Pal chez Antigone

Frappe-toi le cœur, Amélie Nothomb

Une fois n’est pas coutume, cette critique sera très mitigée. J’ai choisi de ne parler sur mon blog que des livres que j’ai aimés, plus ou moins certes, mais au moins un peu. S’agissant d’Amélie Nothomb, je peux bien me lâcher, ma chronique ne lui fera pas de tort  ;)…

Amélie Nothomb, je l’ai découverte il y a très longtemps, lors de la parution de son premier roman « Hygiène de l’assassin », que j’avais beaucoup aimé, puis j’ai lu les suivants, pendant une dizaine d’années. Jusqu’à ce que je me rende compte que je les appréciais beaucoup sur le moment, mais qu’ils me laissaient sur ma faim. Sensation étrange, ils me paraissaient brillants mais superficiels. De plus, ma mémoire ne gardait rien de ces romans à part leur titre. Et puis j’ai eu l’impression qu’ils se ressemblaient tous, malgré leur originalité ou dans leur originalité justement.

Cette année, j’ai voulu réessayer, surtout après avoir lu et entendu partout que « Frappe-toi le cœur » était l’un des meilleurs romans d’Amélie Nothomb. Alors, certes, cela fonctionne à merveille : je l’ai lu d’une traite, prise dans l’histoire de cette mère jalouse de sa petite fille, au point d’être totalement indifférente à son égard. La mère est ensuite très présente pour le second enfant, un fils, ceci explique cela. Elle se révèle enfin fusionnelle avec sa petite dernière qui devient, on s’en doute, une enfant trop gâtée et déboussolée. Malheureuse, la fille aînée choisit d’aller vivre chez ses grands-parents. Devenue adulte, elle vit une amitié forte avec une femme brillante qui deviendra à son tour très jalouse…. La boucle est bouclée, je n’en dirai pas davantage, l’intrigue a déjà été largement évoquée. Et puis, encore une fois, j’ai oublié : j’ai lu le roman il y a trois semaines et je peux aujourd’hui difficilement développer. Mais heureusement, je m’en doutais et j’avais pris des notes pour cette chronique!

« Frappe-toi le cœur » se dévore en une heure trente et fonctionne comme une mécanique très bien huilée (je sais, je l’ai déjà dit) : c’est un conte cruel qui illustre un sentiment puissant et destructeur, la jalousie, qui balaie tout sur son passage. Le roman met aussi en exergue la perception que l’on peut avoir de ce sentiment : en fait-on parfois une interprétation erronée, ou la perception est-elle toujours conforme à la réalité ? Pour autant, l’auteure n’aborde pas ce thème directement, ce qui aurait pu être très intéressant. Quelles sont les causes ? Le pourquoi du comment ? Qu’est-ce qui fait que cela arrive… ? Autant de questions qui me laissent sur ma faim et qui me donnent à penser que décidément, Amélie Nothomb excelle à raconter, mais n’approfondit pas.

Les personnages m’ont paru artificiels et je n’ai pas réussi à y croire, tout englués qu’ils étaient dans leur excès. Trop tranchés, comme dans un conte. Peut-être parce que l’auteure est une conteuse hors pair. C’est peut-être un genre qui ne me convient pas… de toute façon, vous trouverez facilement un grand nombre d’avis positifs et plus !

 

Frappe-toi le cœur, Amélie Nothomb, Albin Michel, Paris, Août 2017, 169p.

 

5ème participation au Challenge 1% de la rentrée littéraire chez Sophie

 

 

Blogoclub : le rendez-vous du 1er décembre

Il y a ceux qui parcourent le monde en stop, ceux qui arpentent le Grand Nord, ceux qui marchent encore et toujours jusqu’à traverser des continents entiers, ceux qui préfèrent le vélo, ceux qui bourlinguent autour du monde et ceux qui se contentent de cheminer le long des sentiers français… et puis il y a ceux qui privilégient les rencontres, ceux qui s’intéressent aux animaux, ceux qui n’aiment que la neige et le froid …

Il y a ceux qui nous parlent du GR20, de l’Appalachian Trail, du chemin de Saint Jacques, de la route de la soie, du lac Baïkal, de l’Alaska… je pourrais continuer très longtemps, tant est riche la palette de tous ces aventuriers qui ont en commun l’écriture et les livres dont ils nous enchantent parce qu’ils nous emmènent sur leurs traces.

Vous l’avez deviné, le thème du prochain rendez-vous du Blogoclub sera les écrivains-voyageurs, pour prolonger les vacances jusqu’au début de l’hiver. Il y en a pour tous les goûts, et nous vous proposons, Amandine et moi, de nous envoyer vos suggestions de lecture. Nous ferons une liste des livres qui reviennent le plus souvent et vous n’aurez plus qu’à voter.

Nous attendons vos suggestions avec impatience ! Je rappelle que pour participer, il faut vous inscrire au Blogoclub via l’adresse mail ci-dessous. Si vous êtes déjà inscrit (e), vous venez de recevoir un mail et vous pouvez donc nous adresser vos suggestions par retour de mail.

A bientôt,

Amandine et Florence.

 

Si vous êtes inscrit (e) au Blogoclub, vous recevrez cette info par mail. Fonctionnement du Blogoclub, voir ici.

L’adresse mail du Blogoclub : lecturecommune@yahoo.fr

Eléphant, Martin Suter

 

Voir un éléphant de la taille d’une peluche, d’une belle couleur rose, et surtout vivant, ne peut être que le fait d’une hallucination ou des divagations d’un alcoolique invétéré ! Justement, Schoch en est bien un, et le jour où le sans-abri découvre, au fond de la grotte où il a élu domicile, un éléphant rose nain qui brille dans le noir, il se dit d’abord qu’il est grand temps d’arrêter de boire… Il lui faut ensuite un long moment pour comprendre qu’il s’agit bien de la réalité.

Ne sachant pas comment nourrir cet animal étrange, le SDF cueille de grandes herbes parsemées de boutons d’or sur les berges de la rivière voisine. Les fleurs, toxiques, rendent l’éléphanteau malade. Schoch le cache dans un grand sac et l’emmène chez Valérie, une vétérinaire habituée à soigner les chiens des marginaux. Schoch est alors loin de se douter que sa vie est sur le point de basculer ; des hommes sont déjà sur ses traces, à la recherche de l’animal mystérieux qui est le fruit de manipulations génétiques et d’un concours de circonstances.

En effet, la couleur et la luminescence de l’éléphanteau sont l’œuvre de Roux, un généticien d’abord motivé par l’innovation scientifique. Quant à la petite taille de l’animal, elle est due au hasard, et Roux comprend vite qu’un éléphant rose minuscule est un jouet qui pourrait avoir des retombées commerciales considérables. Mais le birman Kaung, soigneur d’éléphants du cirque Pellegrini qui a fourni la mère porteuse, considère que l’animal est sacré et avec l’aide du Dr. Reber, vétérinaire du cirque, il décide de cacher l’animal avant même sa naissance, en faisant croire à sa mort in utero. Il ne faut en aucun cas que Roux entre en possession des cellules de l’éléphanteau qui lui permettraient de réaliser des clonages.

C’est le début d’une course poursuite qui nous entraîne de l’univers, par ailleurs très bien décrit, des marginaux de Zurich jusqu’à un camp birman dédié à la sauvegarde des éléphants. Un roman très prenant aux chapitres courts que la quatrième de couverture nous présente comme un « conte aussi fantastique que réaliste » et que je qualifierai en ce qui me concerne de tout à fait réaliste, puisque la technologie génétique évoquée existe déjà depuis plus d’une décennie. « Eléphant » est un thriller original et reposant, dans lequel l’auteur suisse germanophone Martin Suter nous propose une belle histoire, tout en nous amenant à réfléchir sur les dérives du progrès technologique et plus particulièrement des manipulations génétiques. A découvrir !

Eléphant, Martin Suter, traduit de l’allemand par Olivier Mannoni, Christian Bourgois éditeur, août 2017, 356p.

 

4ème participation au challenge 1% de la rentrée littéraire 2017.